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3 bébés québécois sur 10 ont au moins un parent né à l'étranger

Parmi les 86 800 bébés québécois nés en 2015, 3 sur 10 ont au moins un parent né à l'extérieur du Canada. Une proportion à la hausse depuis plusieurs années, selon les données sociodémographiques publiées mardi par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ).

Cette proportion est passée de 21 % à 30 % entre 2000 et 2015. En comparaison, elle représentait en 1980 13 % des naissances globales enregistrées au Québec.

Cette hausse s'explique principalement par l'augmentation des naissances d'enfants dont les deux parents sont nés à l'étranger.

Les enfants nés d'une mère et d'un père immigrants comptaient pour 13 % des naissances en 2000, alors qu'ils en représentent 20 % en 2015, d'après le portrait sociodémographique dressé par l'ISQ.

Quant à la proportion de nouveau-nés dont un des parents seulement est né à l'étranger, l'autre étant né au Canada, elle est de 10 %, alors qu'elle était de 8 % en 2000, indique l'ISQ.

Les principaux pays de naissance des parents nés à l'étranger sont le Maroc (2,3 %), l'Algérie (2,2 %) et Haïti (1,5 %).

Ce trio occupe la tête du classement depuis 2002 et représente environ 6 % de l'ensemble des naissances et le quart des naissances de mères immigrantes en 2012, dernière année pour laquelle les données finales sont disponibles.

Si dans l'ensemble du Québec, 30 % des nouveau-nés de 2015 ont au moins un parent né à l'extérieur du Canada, cette proportion cache une grande disparité entre les différentes régions administratives.

D'après les données complètes les plus récentes, celles de 2012, Montréal-Est affichait la part la plus élevée de naissances d'enfants ayant au moins un parent né à l'étranger, soit 66 %.

Laval connaît aussi une part importante. En 2012, cela concernait une naissance sur deux.

« Il n'est pas si étonnant que Montréal se démarque ainsi puisqu'elle est la principale région d'accueil des immigrants internationaux admis au Québec », lit-on dans le rapport de l'ISQ.

Alors que dans les régions de la Capitale-Nationale, de l'Estrie, de Lanaudière et des Laurentides, la part variait entre 11 % et 15 %, la proportion la plus faible en 2012 s'établissait à 2 % dans le Nord-du-Québec.

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