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33 millions réclamés à Montréal pour avoir abandonné la formule E

Une poursuite de 33 millions de dollars a été officiellement intentée contre la Ville de Montréal et la mairesse Valérie Plante, à qui l'on reproche d'avoir mis fin prématurément au Grand Prix de formule E dans la métropole québécoise.

La poursuite de 66 pages a été déposée jeudi devant la Cour supérieure du Québec. Les plaignants sont l'organisme à but non lucratif (OBNL) Montréal, c'est électrique (MCE), représenté par la firme PricewaterhouseCoopers (PwC), et Formula E Operations (FEO), promoteur du championnat à l'échelle mondiale.

Les plaignants font valoir que « la mairie et la Ville ont agi de manière impulsive, arbitraire, abusive et préjudiciable, n'ont pas respecté leur devoir d'agir à tout moment de manière raisonnable et de bonne foi, et ont sciemment causé du tort à MCE et FEO ».

La poursuite maintient qu'en annonçant publiquement l'annulation de l'ePrix de Montréal « de la manière dont elle l'a fait, la mairesse Plante a interféré de façon injustifiée avec l'Accord [et les autres accords conclus par le MCE] et forcé MCE à la faillite. »

FEO, établi au Royaume-Uni, avait déjà envoyé une mise en demeure à MCE, qui a cessé ses activités le 5 février dernier, deux mois après l'annonce de la décision de l'administration Plante d'annuler les deux autres courses de formule E prévues au contrat. Ces courses devaient se tenir dans la métropole en 2019 et en 2020.

L'OBNL a disparu avec un déficit de 13,55 millions de dollars.

La mairie n'a pas tardé à réagir. « Nous rejetons les prétentions de la Formule E et entendons contester celles-ci. Nous ne commenterons pas davantage puisque cette enjeu est judiciarisé. Depuis le rapport du Bureau de l'inspecteur général (BIG), les Montréalais et Montréalaises en ont appris davantage sur les dessous de l’organisation de cet événement. Nous sommes persuadés que nous avons pris la bonne décision pour les contribuables montréalais, après l’échéance des contrats. »

Dans son rapport, l'inspecteur général, Denis Gallant, a révélé entre autres que MCE n'était en quelque sorte qu'une façade qui a servi de courroie de transmission entre les gouvernements et le promoteur de la course, evenko, afin que l'événement puisse bénéficier de subventions et qu'il puisse être rentable.

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