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41 % des Canadiens veulent la fin des avantages accordés aux Autochtones

Plus de 40 % des Canadiens sondés croient que le Canada devrait abolir les statuts spéciaux accordés aux Métis, aux Inuits et aux membres des Premières Nations, ainsi que tous les programmes qui leur sont destinés, selon un sondage de l'Institut Angus Reid.

Un texte de Christianne Hacault

L'étude faite en partenariat avec CBC visait à prendre le pouls de la population sur les valeurs et l'identité canadienne, ainsi que sur l'intégration des minorités visibles au sein des communautés.

Alors qu'une majorité des répondants croient que le Canada devrait développer davantage ses politiques visant à améliorer la condition des Autochtones du Canada, 41 % pensent que le Canada devrait cesser d'accorder un statut et des programmes spéciaux aux membres des communautés autochtones.

Ce sentiment est encore plus fort dans les Prairies : plus de la moitié des Albertains (56 %), des Saskatchewanais (62 %) et des Manitobains (52 %) sondés pensent de cette manière.

Selon le directeur du Centre national pour la vérité et réconciliation, Ry Moran, cette attitude face aux Autochones est le résultat d'une méconnaissance de la raison pour laquelle ils forment une société distincte ayant des droits spécifiques. « Les Canadiens n'ont pas une bonne compréhension de l'histoire, de ce qui s'est réellement passé dans notre pays », dit-il.

Ry Moran rappelle que des sondages récents ont démontré qu'environ le tiers des Canadiens ne savent pas qu'il y a eu un système de pensionnats autochtones. « Les personnes ne connaissent pas la vraie histoire et les effets de ces écoles, constate-t-il. À cause de ça, il y a parfois des problèmes pour bien comprendre ces droits. »

Pour M. Moran, la réconciliation entre les peuples autochtones et non autochtones passe par l'éducation.

« On a une obligation de bien connaître l'histoire et les droits des peuples autochtones pour bien comprendre ces conversations qui se passent. C'est pas juste les leaders, c'est les citoyens, c'est les professeurs, c'est tout le monde qui doit avoir ces conversations et bien réfléchir sur cette histoire ici au Canada. »

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