Retour

73 postes vacants dans une unité de soutien aux militaires blessés ou malades

L'Unité de soutien pour les militaires canadiens malades et blessés (UISP) qui vient en aide, entre autres, aux militaires qui souffrent du syndrome de stress post-traumatique ou d'autres problèmes psychologiques manque de personnel.

Le ministère de la Défense nationale dit essayer de pourvoir de nombreux postes à l'UISP. Soixante-treize postes étaient ouverts en décembre, ce qui représente environ 17 % des effectifs.

Des correctifs sont également mis en oeuvre afin d'assurer les meilleurs soins possible au personnel militaire après des années de problèmes et de plaintes à l'endroit de l'unité.

La majorité des changements ont été recommandés dans un examen réalisé il y a deux ans et devraient tous avoir été implantés d'ici l'été, assure le porte-parole du ministère de la Défense nationale, Daniel Le Bouthillier.

Un ancien membre de l'UISP a quitté les Forces canadiennes il y a quatre ans dans le but de dénoncer les problèmes récurrents à l'Unité. L'adjudant-maître à la retraite Barry Westholm était dépassé par le manque de personnel et le rythme auquel étaient implantées les réformes.

« S'ils voulaient pourvoir les postes, ils pourraient le faire demain », dit celui qui était sergent-major à l'UISP de 2009 à 2013.

Ils ont accès à l'entièreté des Forces armées canadiennes pour choisir des candidats. Ils restent les bras croisés à ne rien faire. Je ne sais pas pourquoi ils font ça.

Barry Westholm, ancien sergent-major à Unité de soutien pour les militaires canadiens malades et blessés

Drame familial en Nouvelle-Écosse

Barry Westholm estime que les problèmes sont encore plus frustrants lorsqu'une tragédie comme le triple meurtre suivi d'un suicide en Nouvelle-Écosse au début du mois survient. Un vétéran de l'Armée canadienne qui a combattu en Afghanistan a tué trois membres de sa famille avant de retourner l'arme contre lui.

Le ministère de la Défense nationale a confirmé que le caporal à la retraite Lionel Desmond a été suivi par l'UISP un an avant son départ de l'armée en juillet 2015.

Des membres de sa famille ont dit qu'il souffrait du syndrome de stress post-traumatique depuis plusieurs années et qu'il suivait des traitements pendant les jours précédant le drame.

Ni la Défense nationale ni Anciens Combattants Canada ne se sont engagés à enquêter sur les traitements reçus par Lionel Desmond avant et après son départ à la retraite.

Suivi nécessaire auprès des vétérans

Le mandat de l'UISP stipule que l'unité doit assurer un suivi auprès des membres des Forces contraints de quitter l'armée pour des raisons médicales, dit Barry Westholm.

« C'est le travail de l'Unité, mais elle est tellement surchargée de travail que c'est presque impossible à faire », dit-il

L'UISP a été aux prises avec plusieurs problèmes dans les dernières années. Ils sont majoritairement causés par un manque de personnel et une formation inadéquate pour ses employés.

Un examen du système a été demandé l'été dernier par le chef d'état-major de la Défense, Jonathan Vance, mais les Forces armées ont refusé de publier le rapport final.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine