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730 millions pour rénover cégeps et universités

Les premiers ministres Justin Trudeau et Philippe Couillard ont conjointement annoncé, vendredi, des investissements totalisant 1,1 milliard de dollars pour le secteur de l'éducation postsecondaire au Québec.

Ces fonds serviront à rénover les infrastructures existantes et en construire de toutes neuves.

La part d'Ottawa s'élève à 385 millions de dollars et celle de Québec à 345 millions. Les institutions elles-mêmes, de même que des fondations et donateurs privés, injecteront le reste.

Côte à côte et tout sourire, Justin Trudeau et Philippe Couillard ont annoncé avec satisfaction, vendredi, à Montréal, ces investissements qui procureront aux étudiants québécois des environnements de travail « de calibre mondial », aux dires de Justin Trudeau.

Ce sera le cas par exemple du nouveau campus MIL pour l'enseignement des sciences qui verra le jour en 2019, à l'Université de Montréal (UdeM), sur le site de l'ancienne gare de triage dans l'arrondissement Outremont.

Dans cette nouvelle installation de 348 millions de dollars, l'établissement lui-même investit 119,03 millions  $, tandis que Québec ajoute 145 millions $ et Ottawa, 84,23 millions $.

[...] Nous avons choisi de faire des investissements ciblés qui aideront les citoyens à réussir. Ici à l’Université de Montréal, le gouvernement du Canada versera plus de 98 millions de dollars pour dix projets. Il s’agira ainsi de l’un des plus grands programmes d’investissement de l’histoire de l’université.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

À elle seule, l'Université de Montréal et ses établissements affiliés, HEC Montréal et Polytechnique Montréal récoltent 98 millions de dollars d'Ottawa pour dix projets.

« Ce n'est pas juste du béton » - Philippe Couillard

Ces fonds destinés aux cégeps et aux universités donneront un sérieux coup de pouce à tout le secteur de l'éducation postsecondaire de la province. L'argent servira notamment à redonner un second souffle à des établissements vétustes.

« C'est une annonce déterminante », s'est réjoui Philippe Couillard pour qui « cet investissement massif » améliorera la compétitivité du Québec dans les domaines-clés de l'éducation et de l'innovation.

Et « ce n'est pas juste du béton », ajoute le premier ministre du Québec en précisant que, grâce à ces environnements modernes, les Québécois seront mieux outillés pour s'adapter aux exigences actuelles et futures du marché de l'emploi. Car éducation et économie sont étroitement liées, selon M. Couillard.

Ainsi rafraîchies, les institutions d'enseignement de la province seront plus compétitives vis-à-vis de celles qui leur font concurrence outre frontières, a poursuivi le premier ministre de la province.

Un point de vue partagé par Michel Patry, président du Bureau de coopération interuniversitaire, qui affirme que les 300 000 étudiants du Québec sont courtisés « à distance » dans un contexte de « concurrence croissante » entre établissements.

Des installations de pointe pour les futures infirmières

De son côté, Bernard Tremblay, président-directeur général de la Fédération des cégeps, affirme qu'une quarantaine de projets sont rendus possibles grâce à cet argent. L'un de ces projets permettra aux étudiants en soins infirmiers à Montréal de fréquenter un nouveau « centre régional de recherche et de formation en environnement avec simulateur de patients ». De dire M. Tremblay, de tous les programmes offerts par les 48 cégeps du Québec, celui en soins infirmiers affiche le taux de fréquentation le plus élevé.

Les cégeps existent depuis près de 50 ans dans la province. Certains de leurs bâtiments sont délabrés : au Cégep André-Laurendeau à Montréal, l'eau coule du toit dans certaines salles de cours. Au cégep Édouard-Montpetit à Longueuil, des locaux sont pratiquement inutilisables.

Le réseau d'institutions universitaires ne se porte guère mieux à cet égard : son déficit d’entretien est estimé à 1,5 milliard de dollars, selon le gouvernement du Québec.

Approbation du milieu des affaires de la métropole

La Chambre de commerce du Montréal métropolitain salue l'apport de ces nouvelles sommes qui « permettront de réduire l’importante charge qui pèse sur les finances des établissements d’enseignement supérieur », a fait savoir son président, Michel Leblanc, par communiqué.

« Pour accomplir leur mission avec succès, attirer les meilleurs professeurs et chercheurs et bien servir leurs étudiants, nos universités et nos cégeps doivent pouvoir compter sur des infrastructures modernes et bien entretenues, souligne M. Leblanc. L’annonce d’aujourd’hui offre une bonne dose d’oxygène à nos universités et à nos cégeps, qui en avaient bien besoin ».

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