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914 morts par surdoses en 2016 en Colombie-Britannique

Les surdoses liées à la consommation de drogues illicites ont fait 914 victimes en 2016 en Colombie-Britannique, ont annoncé la chef du Service des coroners, Lisa Lapointe, et le ministre provincial de la Santé, Terry Lake.

Il s’agit d’une hausse de 79,2 % par rapport à 2015 lorsque le nombre de décès par surdoses était de 510.

En décembre 2016, le record avait encore une fois été battu avec 142 décès par surdoses. « Il s’agit d’une moyenne de neuf personnes tous les deux jours », indique Lisa Lapointe. Sur ces 142 décès en Colombie-Britannique, 51 personnes ont trouvé la mort à Vancouver.

En ce qui concerne les chiffres de novembre, les morts par surdose avaient également atteint des sommets en Colombie-Britannique, avec 128 cas. Un record jamais atteint auparavant.

Bien que ces statistiques fassent état des morts par surdoses toutes drogues confondues, le fentanyl est largement responsable de ces décès.

Le nombre de morts par fentanyl n’est pas encore disponible, mais il ne fait aucun doute que sa consommation est la première cause de mortalité.

Lisa Lapointe, coroner en chef du Service des coroners de la Colombie-Britannique

Mme Lapointe a toutefois souhaité rendre hommage aux efforts des services d’urgence et aux mesures mises en place par le gouvernement, sans lesquels « les décès par surdose seraient beaucoup plus élevés. »

Le fentanyl est un opioïde 100 fois plus puissant que la morphine. Une propriété qui est particulièrement appréciée des trafiquants de drogue qui peuvent dissimuler davantage de doses dans de petits paquets, malheureusement, il s’agit d’une substance extrêmement dangereuse puisqu’une dose de la taille d’un grain de sable peut conduire à la mort.

Le ministre de la Santé, Terry Lake, a rappelé que le gouvernement s’était déjà engagé à créer 500 lits supplémentaires en 2017, mais compte tenu de la gravité de la situation, 10 millions de dollars supplémentaires ont été alloués à la création de 60 lits de plus dans les centres de désintoxication publics de la province. Une manière de continuer à renforcer la lutte contre l’une des « situations sanitaires les plus graves que la Colombie-Britannique a connue ».

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