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À défaut de brise-glaces, des remorqueurs pour la Garde côtière

La Garde côtière canadienne pourrait avoir recours à des remorqueurs pour l'aider à entretenir la voie navigable l'hiver prochain au Québec. Cette réponse d'Ottawa vise à combler temporairement « certaines carences de services » en raison de l'état précaire de la vieille flotte de brise-glaces.

Un texte de Marc Godbout

Comme si le gouvernement fédéral ne voulait pas trop attirer l’attention sur la solution qu’il propose, aucun ministre ne s’est précipité devant les caméras pour en faire l’annonce.

Un appel d’offres émis très tôt ce matin confirme qu’Ottawa veut faire appel notamment à des remorqueurs du secteur privé pour dégager les glaces sous les ponts, dans les zones portuaires et à proximité de navires.

Le document précise que le but est « de répondre à un besoin immédiat et de courte durée », en attendant des solutions à moyen et long terme qui tardent à venir.

La manière dont est formulé l’appel d’offres indique « il ne peut s’agir que de remorqueurs », selon une source proche du dossier.

Mieux que rien

C'est un petit pas dans la bonne direction, mais qui ne convainc pas les industriels et les grands joueurs économiques.

L’appel d’offres précise que les services requis permettront de desservir les régions de Montréal, Trois-Rivières et Québec.

Or, le manque de fiabilité des brise-glaces de la Garde côtière occasionne depuis plusieurs années d'importants retards de services de déglaçage dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent.

À quand les solutions à moyen et long terme?

Sur le fond le problème reste le même. Ottawa reporte continuellement les investissements nécessaires à la construction de nouveaux navires. L’âge moyen des brise-glaces est de 35 ans.

Toute la journée, le ministre responsable de la Garde Côtière canadienne, Dominic Leblanc, a évité les questions sur le sujet. Impossible de savoir quand le gouvernement prendra une décision au sujet du remplacement de la flotte.

L’appel d’offres qui vise le court terme survient trois semaines après qu'un reportage de Radio-Canada a dévoilé l’existence d’un document gouvernemental hautement stratégique qui prévenait Ottawa des risques « considérables » qui pèsent sur l'économie du Québec sans nouveaux brise-glaces.

Des dizaines de milliers d’emplois seraient menacés compte tenu de l’inaction du gouvernement fédéral.

L’analyse destinée au cabinet indiquait que les activités des ports de Montréal et de Québec, tout comme la Stratégie maritime du Québec, pourraient être fortement compromises.

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