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À défaut de forum économique, PKP se lance dans une vaste tournée

Quatre mois après s'être fait refuser par le premier ministre Philippe Couillard la tenue d'un vaste forum économique sur le plein emploi, le chef du PQ a décidé d'aller rencontrer lui-même les acteurs du milieu économique pour trouver des solutions à la relance du Québec.

Pierre Karl Péladeau compte, au cours des prochaines semaines, amorcer une tournée des leaders économiques. Il veut rencontrer des dirigeants d'entreprises, d'institutions comme Hydro-Québec, Investissement-Québec et la Caisse de dépôt, ainsi que des fonds de travailleurs. Il entend aussi s'entretenir avec des chercheurs, des universitaires et ceux qui investissent dans l'innovation.

M. Péladeau a profité de l'issue du caucus présessionnel de son parti mercredi, à Rimouski, pour critiquer les mesures d'austérité du gouvernement libéral, qui nuisent selon lui à l'économie et à l'emploi.

Il a évoqué la perte de 11 800 emplois au Québec depuis la fin de la session parlementaire, notamment dans l'industrie des pâtes et papiers, l'agroalimentaire ou l'aéronautique.

Selon le chef péquiste, le gouvernement s'attarde beaucoup trop à la colonne des dépenses de l'État et néglige celle des revenus.

« Il est enfermé dans la logique comptable et doctrinaire du président du Conseil du Trésor qui n'hésite pas à sacrifier le modèle québécois au nom d'un déficit imaginaire gonflé de 7 milliards de dollars constamment évoqué par le premier ministre et réfuté par la grande totalité des experts », affirme-t-il.

Si le chef du Parti québécois n'a pas encore évoqué de solutions concrètes pour relancer l'économie, il s'attend à ce que ses rencontres des prochaines semaines lui apportent des idées porteuses pour le développement économique du Québec.

M. Péladeau, qui refuse d'être étiqueté de gauche ou de droite, se présente avant tout comme un défenseur du modèle québécois.

« Je ne pense pas que ce soit utile d'exprimer aussi simplement, mais ce que je peux vous dire et je vais le réitérer : est-ce que le développement économique est à gauche ou à droite? Moi je dirais qu'il est d'abord et avant tout dans l'intérêt des Québécois », a-t-il dit.

Le chef péquiste, estime par ailleurs que la tendance à la polarisation entre libéraux et péquistes, observée récemment, donnera plus de place au discours sur l'indépendance du Québec.

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