Des professeurs de l'UQAM planchent sur une rondelle intelligente pour des joueurs de hockey aveugles, un défi complexe.

Un texte d'Émilie Dubreuil

C'est une ligue de garage presque comme les autres. Des blagues dans le vestiaire, un bon exercice et, parfois une bière après le match.

Sauf que chez les Hiboux, personne ne voit clair. Littéralement. Tous les joueurs sont aveugles ou partiellement aveugles. Or, jouer au hockey leur procure un sentiment de normalité et un groupe d'appartenance positif.

Les Hiboux croient tellement aux bienfaits de notre sport national sur le moral des non-voyants qu'ils veulent développer le sport, l'amener aux paralympiques.

Mais voilà, il y a un p'tit problème. Dans toutes les grandes villes canadiennes, on retrouve des équipes de hockey pour non-voyants. Mais pour jouer, il faut remplacer la rondelle classique par un objet qui fait du bruit.

À Montréal, on utilise une boîte de tomates, à Toronto une roue, à Calgary autre chose encore. Pour faire avancer et développer le hockey pour aveugles, il importait donc de créer une rondelle... intelligente.

L'UQAM a accepté de prêter quelques cerveaux à l'affaire. Professeurs en microélectronique, informatique et design, ainsi que des étudiants travaillent à la création d'une rondelle capable d'émettre différents sons selon où elle se trouve sur la patinoire.

Le défi est complexe. La rondelle doit être résistante, ni trop lourde, ni trop légère.

Après des mois de recherches, on y est presque. D'ailleurs, les Hiboux ramassent de l'argent pour atteindre le but.

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