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Aaron Driver s'apprêtait à commettre un attentat dans une ville du pays

L'opération policière qui a mené à la mort du sympathisant du groupe armé État islamique (EI) Aaron Driver a été lancée après que la GRC eut reçu du FBI une vidéo de revendication. Cette dernière révèle que l'homme de 24 ans s'apprêtait à commettre un attentat avec un engin explosif artisanal.

Le présumé terroriste planifiait une attaque dans les 72 heures suivantes dans un centre urbain, à l'heure de pointe, a révélé Mike Cabana, sous-commissaire de la police fédérale, lors d'une conférence de presse.

La vidéo de revendication, fournie par les autorités américaines, a d'ailleurs été présentée aux médias. On y aperçoit Aaron Driver, masqué, qui profère des menaces contre le Canada pour sa participation dans la coalition contre le groupe armé État islamique.

Rien n'indique qu'il ait eu des complices.

L'opération policière contre Driver, qui était connu des autorités, a commencé mercredi après-midi dans un quartier de Strathroy, une petite localité de 20 000 habitants à l'ouest de London, en Ontario.

La GRC l'a intercepté alors qu'il montait à bord d'un taxi. Il a alors déclenché un engin explosif qu'il avait sur lui. Le chauffeur du taxi a été légèrement blessé dans l'explosion.

Aaron Driver est mort par la suite, lors d'un affrontement avec les policiers.

L'enquête est toujours en cours pour déterminer où il voulait commettre son attentat. Mercredi, la Gendarmerie royale a mis en garde l'aéroport Pearson de Toronto ainsi que les services de métro et de train de banlieue de la Ville Reine contre une menace « crédible ».

En contact avec d'autres djihadistes

En avril 2015, Aaron Driver discutait avec un jeune Britannique, qui a par la suite été arrêté alors qu'il prévoyait de mener une attaque terroriste à Melbourne, a indiqué la GRC.

Le mois suivant, il clavardait avec deux individus membres du groupe armé État islamique, ont ajouté les autorités. Les services de renseignement n'ont toutefois jamais pu décrypter les propos de ces conversations. Ils ont tout de même établi que ces deux individus étaient liés à l'un des auteurs de l'attaque à Garland, en banlieue de Dallas, au Texas, en mai 2015.

En juin 2015, Aaron Driver a été arrêté à deux reprises à Winnipeg parce qu'il était considéré comme une menace. Il a été libéré sous caution et devait se conformer à 19 restrictions, dont celle de porter un bracelet électronique de surveillance.

C'est en juillet de la même année qu'il a déménagé à Strathroy, municipalité qu'il ne pouvait pas quitter en vertu de ses conditions de remise en liberté.

En février 2016, son bracelet électronique de surveillance a été retiré, a indiqué le sous-commissaire Mike Cabana. Il n'était donc pas sous surveillance constante.

Dans une entrevue accordée à CBC, le père d'Aaron Driver, Wayne Driver, a dit que son fils aurait dû porter un bracelet électronique. Il croit que le Service canadien du renseignement de sécurité ne le surveillait pas d'assez près s'il a pu produire et diffuser cette vidéo.

Quant au ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, il a évité de se prononcer sur la question lors d'un point de presse jeudi après-midi. Il a plutôt vanté le travail de la GRC et du Service canadien du renseignement de sécurité qui ont agi rapidement après avoir reçu l'information du FBI.

Le politicien a aussi rappelé la création prochaine d'un bureau fédéral de lutte contre la radicalisation pour prévenir d'autres interventions armées comme celle survenue mercredi. 

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