Retour

« Abandonnées », des victimes des inondations printanières manifestent

Frustrées par la lenteur de la réaction du gouvernement du Québec, plusieurs victimes des inondations du printemps dernier ont manifesté dimanche à Montréal.

Des dizaines de personnes se sont ainsi rassemblées dans l'ouest de l'île pour dénoncer la lenteur du processus de soutien public.

Bon nombre d'entre eux affirment n'avoir reçu aucune aide financière et disent avoir de la difficulté à obtenir des informations sur le suivi de leur dossier.

D'autres disent toujours attendre le rapport d'inspection qui doit leur confirmer s'il leur est permis de reconstruire leur maison.

« On a vraiment besoin de réponses, a expliqué l'un des manifestants, Alain Circo. On doit commencer la construction. On doit faire quelque chose; l'hiver s'en vient! »

M. Circo attend de savoir si sa demeure pourra être rénovée ou s'il faudra qu'elle tombe sous les pics des démolisseurs.

« Tout le monde est laissé à eux-mêmes! Le ministère envoie ça à la Ville, la Ville au ministère.... Tout le monde se renvoie la balle », constate pour sa part Pier-Luc Cauchon, l'organisateur du rassemblement.

Manon Dumoulin, qui habite à deux kilomètres du lac des Deux-Montagnes, affirme quant à elle souffrir du syndrome de stress post-traumatique depuis la catastrophe.

« Jamais je n'aurais pensé, à 48 ans, prendre des antidépresseurs », confie-t-elle, blâmant le gouvernement Couillard. « [Il] nous a oubliés », lance-t-elle.

Pas moins de 278 municipalités ont été inondées le printemps dernier. Environ 5000 résidences ont été touchées; 4000 personnes ont été évacuées.

« Je comprends », dit Coiteux

Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a demandé à répétition aux citoyens d'être patients, puisque le gouvernement doit évaluer des milliers de demandes d'aide financière.

« Je comprends parfaitement [les] inquiétudes [des sinistrés], je comprends le stress qui est le leur, il y a des situations qui sont difficiles pour beaucoup d'entre eux », a-t-il admis, dimanche.

« Si plusieurs cas se règlent relativement rapidement, d'autres sont plus complexes, a expliqué le ministre. Parfois, l'assureur privé est également en cause; il faut donc se coordonner avec lui. Il y a également des cas où des documents sont manquants. »

« Nous allons faire un post mortem de toutes nos opérations », a-t-il assuré. « Il faut améliorer la communication avec les sinistrés et les Villes en ce qui concerne les rôles et responsabilités des villes et du gouvernement. »

Avec les informations de Fanny Samson

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine