Retour

Accident mortel à Pointe-Calumet : Mathieu Grenon accusé

Mathieu Grenon, qui a mortellement heurté Jean Brien, 66 ans, dimanche à Pointe-Calumet, a été formellement accusé de conduite dangereuse causant la mort et de délit de fuite.

Au total, Mathieu Grenon devra répondre à huit chefs d'accusation, en plus de celui d'avoir omis de se conformer à une ordonnance de probation.

Le jeune homme conduisait malgré un permis non valide depuis 2014. Il ne pouvait pas conduire avant 2018.

C'est son avocat qui s'est présenté au palais de justice de Saint-Jérôme lundi après-midi. L'état de santé de l'accusé ne lui permettait pas de comparaître physiquement ou par vidéoconférence. Il a subi une fracture du cou et du crâne ainsi que des blessures graves au visage.

La suite des procédures aura lieu vendredi.

L'accident mortel s'est produit dimanche vers 15 h 30, lorsqu'un policier de la Régie du lac des Deux-Montagnes a remarqué un véhicule effectuant des manoeuvres erratiques lors d'un événement au Beach Club de Pointe-Calumet.

Le véhicule, avec trois personnes à bord, aurait alors quitté les lieux à très grande vitesse. Une poursuite en voiture a suivi et le suspect a semé la police.

Le conducteur a heurté mortellement un piéton, Jean Brien, avant de terminer sa course contre un poteau d'Hydro-Québec.

L'accusé a immédiatement quitté son véhicule et tenté de trouver refuge dans une maison, où il a finalement été arrêté.

Mathieu Grenon et ses deux passagers ont été transportés au centre hospitalier de Saint-Eustache pour y faire traiter des blessures mineures.

Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) a fait appel à deux reconstitutionnistes de la Sûreté du Québec pour l'épauler dans cette enquête.

Le maire de Pointe-Calumet, Denis Gravel, connaissait la victime. Bien que l'accident apparaisse comme un « acte isolé », le maire affirme qu'il va s'« asseoir avec les autorités policières pour voir ce [qui pourrait être fait] pour améliorer la circulation ».

Il précise néanmoins que différentes mesures ont été prises depuis trois ans, « comme de diminuer la vitesse de 50 à 40 km, en plus d'avoir installé plusieurs arrêts ».

Le frère de Jean Brien, Richard, estime pour sa part que la Ville pourrait faire plus. « Sur la rue, c’est une école. Quand ça revient le soir, ça va à 40, 50, 60 sur un 30 km. Qu'ils mettent donc un dos d’âne en plein milieu de la rue. Peut-être que ça en ralentirait quelques-uns », s'est exclamé, ému, le frère de la victime.

Plus d'articles

Commentaires