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Accusé de corruption, le président guatémaltèque refuse de démissionner

Le président guatémaltèque Otto Perez, accusé d'avoir dirigé un réseau de corruption, a affirmé lundi qu'il ne démissionnerait pas de son poste malgré la multiplication des appels à sa destitution.

Un comité parlementaire du Parlement a recommandé samedi qu'Otto Perez soit privé de son immunité et les députés voteront mardi, 105 votes sur 158 étant nécessaires pour valider la mesure.

« Je répète une nouvelle fois que dans cette affaire, ma position est exactement la même [...], et je me sens complètement tranquille », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, deux jours après une nouvelle manifestation au cours de laquelle plusieurs milliers de Guatémaltèques ont crié leur indignation.

Le parquet et une commission de l'ONU l'accusent, entre autres, d'avoir participé à un réseau criminel qui exigeait des pots-de-vin de la part d'entreprises en échange d'exonérations fiscales.

« Je peux vous le dire : je n'ai pas reçu un centime de cette structure frauduleuse », a-t-il encore affirmé. Et il a souligné qu' « il y a quelque chose d'important, c'est la présomption d'innocence ».

Otto Perez, un ancien général de l'armée arrivé au pouvoir en 2012, a fait savoir à plusieurs reprises qu'il ne quitterait pas son poste, mais qu'il se soumettrait, si elle aboutit, à la procédure de destitution en cours.

La Cour suprême a donné cette semaine son blanc-seing à cette procédure lancée à l'initiative du procureur général, et il revient désormais au Parlement de statuer sur le sort du chef de l'État.

La prochaine élection présidentielle, dont plusieurs réclament le report, se tiendra le 6 septembre. M. Perez ne peut toutefois pas s'y représenter, la Constitution n'autorisant qu'un seul mandat.

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