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Adil Charkaoui acquitté : la juge invoque une « confusion dans les témoignages »

Même si le tribunal estime que le prédicateur Adil Charkaoui a manqué de crédibilité lors de son témoignage, le doute raisonnable persiste. La Cour municipale l'acquitte des accusations qui pesaient contre lui relativement à l'attaque d'un gardien de sécurité au Collège de Maisonneuve, en février 2016.

Un texte de Geneviève Garon

« Il y a probablement eu voie de fait », estime la juge Guylaine Lavigne, de la Cour municipale, mais la « confusion dans les témoignages » présentés lors du procès la force à acquitter Adil Charkaoui.

« Justice a été rendue », a déclaré l'imam à sa sortie de la salle d'audience. « Deux ans quand même que ça a traîné, ça a affecté ma réputation et le tribunal vient de me donner encore une fois raison. La chasse aux sorcières, les campagnes de diffamation des médias en particulier, doivent cesser », a-t-il ajouté.

M. Charkaoui, qui est coordonnateur du Collectif canadien anti-islamophobie, est blanchi des accusations de voie de fait et d'agression armée portées contre lui après un incident dans un gymnase du Collège de Maisonneuve, le 21 février 2016.

Il lui était reproché d'avoir frappé un gardien de sécurité et d'avoir utilisé la porte du gymnase pour lui asséner des coups, alors qu'il arbitrait une partie de soccer à laquelle son fils de 13 ans participait.

Adil Charkaoui s'était défendu d'avoir été agressif et estimait au contraire qu'il avait tenté de calmer les esprits puisque le plaignant avait, selon lui, provoqué les joueurs, en majorité des adultes.

La juge a conclu que l'accusé manquait de crédibilité lors de son témoignage, tout comme les autres témoins de la défense. Par contre, elle a aussi noté qu'il y a eu des contradictions dans le témoignage de l'agent de sécurité.

Devant considérer l'ensemble de la preuve, elle a affirmé ne pas pouvoir être convaincue hors de tout doute raisonnable de la culpabilité de M. Charkaoui.

Adil Charkaoui a fait les manchettes au cours des dernières années puisque les services canadiens de sécurité l'ont soupçonné d'être lié au réseau terroriste Al-Qaïda. Après avoir été incarcéré pendant 21 mois, il a été remis en liberté en 2005 et a dû porter un bracelet électronique.

Le certificat de sécurité délivré contre lui a depuis été révoqué et Adil Charkaoui a finalement retrouvé sa liberté en septembre 2009.

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