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Adoption : un couple chrétien se dit victime de discrimination

Un couple chrétien évangéliste accuse le gouvernement de l'Alberta de discrimination. Ils disent que sa demande d'adoption a été rejetée pour des opinions religieuses sur le mariage gai et l'homosexualité.

Le couple d'Edmonton dit avoir présenté une demande l'année dernière et avoir suivi un cours obligatoire pour les parents qui veulent adopter. Durant un entretien avec des représentants du gouvernement, le couple dit qu'il a eu des ennuis quand il a répondu à des questions sur la sexualité.

Le couple dit comprendre que le mariage entre conjoints de même sexe est légal, mais croit que l'homosexualité est une mauvaise chose.

« La personne s’occupant de notre dossier a expliqué que nos croyances religieuses concernant la sexualité étaient incompatibles avec le processus d'adoption », peut-on lire dans un affidavit déposé en appui à une demande de révision judiciaire de la décision du gouvernement. Le document indique que l'employé a signifié qu'il s'agissait là de la position officielle du gouvernement de l'Alberta.

Le couple dit qu'on lui a aussi demandé comment il allait s'occuper d'un enfant qui s'interrogeait sur sa sexualité. Il dit avoir répondu que les enfants devraient apprendre que la sexualité ne devait pas être vécue ou explorée avant qu'on soit adulte et marié.

Le couple, dont le nom n’est pas mentionné dans les documents juridiques, a déclaré qu'il traite tous les gens avec respect et que ses opinions sur la sexualité n'auraient aucune incidence sur sa capacité à offrir un foyer aimant, sécuritaire et heureux à un enfant.

Il ajoute qu'il n'aurait jamais cru qu'il pourrait être disqualifié pour l'adoption d'un enfant dans le besoin en raison de ses croyances religieuses.

Des représentants des services à l’enfance de l’Alberta n'étaient pas disponibles pour faire des commentaires.

Révision judiciaire

Le Centre pour la justice et les libertés constitutionnelles a déposé une requête en révision judiciaire au nom du couple.

Dans la demande, le Centre indique que le gouvernement exige que les futurs parents adoptifs abandonnent leurs croyances religieuses sans fournir de preuve que celles-ci nuisent aux enfants adoptés.

« L'intimé [L'Alberta] exige des citoyens qu'ils fassent preuve d'approbation et de soutien envers les croyances sanctionnées par l'État en matière de sexualité et de genre », peut-on lire dans le document.

Il note que les points de vue du couple sont partagés par les catholiques, les autres chrétiens, les musulmans et les juifs orthodoxes.

John Carpay, le président du Centre pour la justice et les libertés constitutionnelles, a déclaré qu'il argumenterait que la décision viole les droits du couple en vertu de la Charte des droits et libertés.

John Carpay ne croit pas que l'affaire sera entendue avant l'automne prochain.

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