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Affaire Ashley Madison : deux personnes se seraient suicidées

La police de Toronto enquête sur « deux cas non confirmés » de suicide, à la suite du dévoilement de l'identité de millions de clients du site web de rencontres extraconjugales Ashley Madison.

Les policiers n'ont pas donné plus de détails, expliquant que leur enquête se poursuivait.

Pour sa part, l'exploitant du site offre une récompense d'un demi-million de dollars pour tout indice permettant d'arrêter la ou les personnes responsables de son piratage.

Le siège social de l'exploitant du site web, Avid Life Media, est situé à Toronto. La police décrit la cyberattaque, revendiquée par le groupe Impact Team, comme étant « très sophistiquée ».

Selon le policier Bryce Evans, la fuite de données « n'est pas un jeu » et a eu un « énorme impact social et économique ». « On parle de familles, d'enfants, d'épouses et de leurs maris. Ça va avoir un impact sur leur vie », a-t-il affirmé en précisant que la police ne se souciait pas de la nature des activités du site.

Les pirates informatiques, accusant la compagnie de tromperie, ont publié, la semaine dernière, l'identité de millions de clients, incluant des milliers de Canadiens, certains ayant des adresses courriel d'employés des gouvernements ontarien et fédéral ainsi que de la police de Toronto. Ces renseignements, toutefois, n'ont pas pu être vérifiés.

Fil des événements

  • 12 juillet : des employés d'Ashley Madison reçoivent, selon la police, un message « menaçant » en allumant leur ordinateur, accompagné de la chanson Thunderstruck, du groupe AC/DC.
  • La compagnie qui exploite le site web, Avid Life Media, embauche un détective privé.
  • L'entreprise contacte ensuite les policiers.
  • 19 juillet : Ashley Madison admet que son site a été piraté.

Des représentants d'autres corps policiers canadiens et internationaux, incluant le département américain de la Sécurité intérieure, participant à l'enquête, étaient aussi présents au point de presse ce matin.

Les enquêteurs de la police de Toronto ont incité, ce matin, les autres pirates à collaborer avec eux pour démasquer les coupables. La police met aussi en garde les anciens clients d'Ashley Madison contre les demandes d'extorsion de criminels, qui tentent de profiter de la brèche, ou ceux qui leur promettent faussement d'effacer leurs renseignements personnels dévoilés en ligne, en échange d'argent.

Avid Life Media collabore avec les forces de l'ordre, a ajouté M. Evans.

Le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada a aussi ouvert une enquête, disant collaborer notamment avec les autorités australiennes dans le dossier.

De son côté, un utilisateur d'Ottawa a déposé une demande de recours collectif devant les tribunaux contre le site.

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