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Affichage électoral : un début de campagne plus que discret

La campagne électorale fédérale est lancée et, contrairement à l'habitude, les partis politiques ne semblent pas pressés d'afficher leurs pancartes. Le fait qu'il s'agit de la plus longue campagne électorale de l'histoire moderne du pays et qu'elle a été déclenchée en plein été pourrait expliquer la situation.

Par exemple, à Montréal, au deuxième jour de campagne, seules quelques affiches du Nouveau Parti démocratique avec le visage du chef, Thomas Mulcair, étaient visibles. Les autres principaux partis étaient absents.

Si on tarde à s'afficher, dit le responsable des relations de presse du Bloc québécois, Dominic Vallières, c'est à la demande du public. « Ça n'intéresse pas les électeurs d'être dans une campagne fédérale tout l'été, on ne va pas les brusquer avec un plan d'affichage extrêmement agressif. »

Au NPD comme au Bloc québécois, on préfère y aller progressivement et prioriser d'autres stratégies comme l'utilisation du web. Les médias sociaux présentent l'avantage de pouvoir joindre énormément de personnes, rapidement et à faible coût.

Pour Alexandre Boulerice, candidat du NPD dans Rosemont-La Petite-Patrie, il est clair que, pour cette raison, une partie de la campagne de 2015 se jouera sur le web. « Les affiches, c'est une chose, mais le budget de publicité sera surtout consacré aux médias sociaux et à Facebook. »

Dominic Vallières abonde dans le même sens. « L'affichage traditionnel va continuer comme dans toutes les autres campagnes, mais effectivement on commence à pivoter vers les médias sociaux. »

Même si les partis politiques utilisent de plus en plus la publicité gratuite qu'offrent les réseaux sociaux, les affiches demeurent quand même un incontournable.

Du côté des libéraux, par exemple, on mentionne que c'est une question de jours avant que le parti décide de poser ses affiches, car 90 % de l'équipe est composée de nouveaux venus. Les pancartes sont donc toujours nécessaires pour se faire connaître.

Les lois électorales du Canada et du Québec ne sont pas contraignantes quant au moment où les affiches peuvent être installées.

Certaines municipalités ont toutefois des règles claires, comme Ottawa, où aucune pancarte électorale ne peut se trouver sur une propriété publique avant les 30 jours précédant le scrutin.

La loi prévoit que toutes les affiches devront être retirées dans un délai de 15 jours après la fin du scrutin.

D'après les reportages de Marie-Laure Josselin et Mathieu Dion

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