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Agression à Saint-Tite : Marc-André Paquin est accusé de voies de fait graves

Un homme de 31 ans, Marc-André Paquin, a été formellement accusé de voies de fait graves en vertu de l'article 268 du Code criminel mardi pour la violente agression à l'endroit de Martin Caron, cet homme de 33 ans qui a reçu un coup de pied au visage dans la nuit de jeudi à vendredi au Festival western de Saint-Tite.

Un texte de Marie-Ève Trudel

Marc-André Paquin a été arrêté lundi soir par la Sûreté du Québec (SQ) dans le secteur Lac-à-la-Tortue à Shawinigan et a brièvement comparu aujourd'hui au palais de justice de Shawinigan. 

Son dossier a été remis pour la forme au 24 septembre. Il demeurera détenu d'ici là.

L'acte de dénonciation indique que Marc-André Paquin « a commis des voies de fait graves contre Martin Caron, en le blessant, mutilant, défigurant ou mettant sa vie en danger ».

Les proches de la victime disaient dans les derniers jours souhaiter que l'agresseur soit retrouvé et traduit en justice.

La famille avait d'ailleurs lancé un appel pour offrir une récompense en argent à la personne qui les mettrait sur la trace du suspect. Un dénonciateur s'est manifesté après l'annonce de la récompense. « La personne qui a communiqué avec nous voulait vraiment exprimer ce qui s'était passé », dit le beau-frère de Martin Caron, Louis Boisvert, ajoutant « [qu'] à plusieurs reprises, cette personne a dit : je n'en veux pas [de la récompense], je sais ce qu'il s'est passé ». 

Toujours dans le coma

La famille ignore si Martin Caron subira des séquelles, mais son beau-frère Louis Boisvert est catégorique : « C'est sûr que Martin ne reviendra plus comme avant, ça c'est plus qu'officiel », dit-il.

Martin Caron est toujours plongé dans un coma artificiel.

Le jeune homme a dû se faire retirer une partie de la boîte crânienne à la suite d'une hémorragie au cerveau. Il a également contracté une pneumonie dans les dernières heures. 

Martin Caron risque de conserver des séquelles au côté droit de son corps, selon son beau-frère : « Il n'y a plus de vie dans ce bras-là », résume Louis Boisvert. 

« Il faut attendre qu'il revienne à lui », dit Louis Boisvert, résigné. « La seule chose que je peux dire : je sais qu'il a manqué de sang au cerveau alors ça aussi ça peut être dommageable », ajoute-t-il.

Pour écouter l'entrevue intégrale avec le beau-frère de Martin Caron à l'émission Chez nous le matin, cliquez ici.

Plus d'agressions qu'avant ?

La SQ ne remarque pas une hausse des cas d'agressions au Festival western de Saint-Tite cette année.

Les médias sociaux ont un rôle à jouer dans le fait que les gens en parlent davantage, selon la porte-parole de la SQ Aurélie Guindon : « Faut comprendre que depuis un certain temps, on voit de plus en plus d'utilisateurs de médias sociaux faire circuler des photos », dit-elle.

« Évidemment, ce sont des images qui sont plus frappantes et qui donnent l'impression qu'il y a eu plus d'altercations, mais non », soutient la porte-parole de la SQ.

Au moins trois cas d'agressions

L'agression de Martin Caron s'ajoute à deux autres cas survenus au Festival western de Saint-Tite.

Vendredi, un jeune homme gai de 21 ans, Mathieu Grégoire, a été tabassé. L'agresseur l'a frappé à six reprises au visage avec une bouteille de bière vide, un geste qu'il considère comme homophobe et qu'il a dit vouloir dénoncer.

Plus tôt dans la semaine, un autre cas d'agression est survenu au festival.

L'organisation du festival a réagi par voie de communiqué en déplorant les événements malheureux. Elle n'accordera pas d'entrevues sur le sujet, mentionnant qu'elle laisse la SQ faire son enquête.

Avec la collaboration de Maude Montembeault

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