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Agression sexuelle : Christy Clark brise le silence après plus de 35 ans

Habituellement discrète sur sa vie privée, la première ministre britanno-colombienne Christy Clark a fait exception en faisant le récit de son agression sexuelle survenue en 1978. 

Dans une lettre ouverte au Vancouver Sun, qui met fin à plus de 35 ans de silence, on apprend, jeudi, que Christy Clark, âgée à l'époque de 13 ans, a été traînée de force vers des buissons, mais a réussi à s'enfuir avant que son agresseur ne puisse commettre le pire.

« Il n'a rien dit, je ne me rappelle même pas son visage (...) mais je me souviens avoir eu très peur, je ne l'ai jamais dit à personne (...) Je me suis dit : "Ce n'est pas grave, passe à autre chose." , explique la première ministre, qui veut aujourd'hui construire une communauté où les hommes et les femmes victimes de violence sexuelle peuvent se sentir en sécurité pour parler.

Christy Clark explique ainsi pourquoi elle a souhaité offrir son soutien à un projet de loi privé contre les agressions sexuelles sur les campus.

La première ministre a commencé à raconter ce qui lui était arrivé il y a quelques semaines à certaines amies et collègues. Elle s'est alors rendu compte que beaucoup d'entre elles avaient aussi des histoires, parfois bien pires que la sienne, à raconter.

Un point commun unissait ces femmes. La plupart d'entre elles, dit Mme Clark, n'avaient jamais parlé à qui que ce soit de leur agression, ni à un parent ni aux autorités.

Le projet de loi que Christy Clark soutient est l'œuvre du député vert Andrew Weaver. Le texte, présenté pour la première fois au Parlement à Victoria en mars dernier, prévoit, entres autres, que les universités de la Colombie-Britannique soient forcées de rapporter publiquement le nombre d'agressions sexuelles sur leur campus.

Après avoir été amendé par le gouvernement libéral, le projet de loi 23 a été adopté au mois de mai. Les collèges et les universités ont un an pour mettre en place des procédures claires afin de soutenir les victimes et de répondre aux plaintes pour agressions sexuelles.

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