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Aide à mourir : le requérant de Toronto a mis fin à ses jours

Un octogénaire de Toronto est devenu aujourd'hui le premier Ontarien à recevoir une aide médicale à mourir, mettant fin à ses jours moins de 24 heures après en avoir reçu l'autorisation des tribunaux.

L'homme, qu'on ne peut identifier que par ses initiales A. B., avait un lymphome malin depuis 2012. Il avait atteint un stade avancé du cancer. « Je souffre d'une douleur et d'une détresse intolérables qui ne peuvent pas être éliminées », avait-il affirmé.

Le grand-père avait l'appui de sa famille.

Dans une déclaration écrite lue par son avocat hier, A. B. a pressé le fédéral de modifier de façon permanente la loi touchant l'aide médicale à mourir.

« J'ai eu une bonne vie et mon seul regret est d'avoir passé les derniers mois de ma vie à livrer une bataille devant les tribunaux », a indiqué l'homme de 81 ans. « J'espère que tous [les Canadiens] auront le droit de mourir dans la dignité [comme moi] », avait-il ajouté.

Les gouvernements ontarien et fédéral ne s'étaient pas opposés à sa requête de recevoir une aide médicale à mourir.

Plus tôt ce mois-ci, une Albertaine qui souffrait de la maladie de Lou Gehrig est devenue la première Canadienne à l'extérieur du Québec à exercer son droit à l'aide médicale à mourir, mettant fin à ses jours avec l'aide de médecins. Par ailleurs, un Manitobain a obtenu une exemption des tribunaux plus tôt cette semaine.

Pourquoi une exemption?

Selon la loi canadienne, il est toujours illégal d'aider une personne à mettre fin à ses jours, mais deux récentes décisions de la Cour suprême permettent des exemptions selon certains critères.

Le jugement Carter, de la Cour suprême, qui autorise l'aide médicale à mourir, ne prendra effet que le 6 juin.

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