Retour

Aide des sinistrés des inondations : le maire sortant de Gatineau blâme Québec

Le maire sortant de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a reconnu que si les inondations printanières qui ont touché 5000 résidences et forcé l'évacuation de 4000 résidents partout au Québec avaient bien été gérées par les trois ordres de gouvernement, la prise en charge des sinistrés était, par contre, « perfectible ».

Un texte d'Agnès Chapsal

Interrogé lors d'une entrevue télévisée à Radio-Canada, en marge du « Forum Inondations 2017 - Ensemble, planifions l'avenir autrement » qui s'est tenu vendredi et samedi, à Montréal, Maxime Pedneaud-Jobin a fait le point sur les inondations, déplorant l'action du gouvernement québécois et les ratés dans le système du suivi des sinistrés.

« Pour moi la chose qui est évidente, c’est que si la crise a été bien gérée par les trois niveaux de gouvernement, c’est la suite qui est [...] plus facilement critiquable que la gestion elle-même », a reconnu le maire Pedneaud-Jobin, également candidat à sa propre succession. « Ça fait cinq mois [que les inondations ont eu lieu, NDLR], il y a des gens qui ont attendu des rapports longtemps. »

Le maire sortant a néanmoins jugé que les rencontres personnalisées proposées aux sinistrés cette semaine à Gatineau avaient été efficaces, mais qu'elles auraient dû être mises en place plus rapidement.

L'aide de l'armée

S'il reconnaît que le suivi des sinistrés est « tout à fait perfectible », le maire sortant est convaincu, en revanche, d'avoir fait appel à l'armée au bon moment pour aider les résidents victimes de la montée des eaux, alors qu'il avait été très critiqué sur ce point par certains conseillers de la Ville.

« Pour ce qui est de l’armée, […] on l’a appelée au moment où tout le monde l’a appelée, et pour moi, c’était le bon moment, s'est-il défendu. Le ministre de Sécurité publique l’a dit, le premier ministre l’a dit, c’était au moment où on avait besoin d’un coup de main. »

Faut-il reconstruire dans les zones inondables?

M. Pedneaud-Jobin s'est aussi dit favorable à la reconstruction des logements inondés et à une meilleure gestion de la plaine inondable.

« Tout le système actuellement est basé sur ce que l’on pourrait appeler la lente attrition, c’est-à-dire que l’on souhaite que les gens quittent les zones inondables, alors qu’on a eu des exemples d’un peu partout dans le monde où on a géré la plaine inondable », a-t-il expliqué.

Selon le maire sortant, un aménagement des zones inondables serait plus rentable que le déplacement définitif des bâtiments.

« Et des gens de l’étranger nous disaient : "Quand vous regardez ce que ça coûte d’installer les gens à l’extérieur ou aménager la zone de façon intelligente" notamment. Il y avait des représentants du gouvernement hollandais qui disaient : "Chez nous, il y a des fermes qu’on a refusé de déplacer, on s’est aperçu que c’était bien plus rentable d’aménager les lieux" », a-t-il conclu, en citant en exemple le mode de gestion des Pays-Bas en matière d'utilisation de zones inondables.

Un bilan plus complet des inondations sera fait le 19 décembre à Québec avec l'ensemble des intervenants.

Avec les informations de Daniel Bouchard

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Cet amateur de hockey gagne 1000$ s'il réussit à marquer





Rabais de la semaine