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Aide médicale à mourir : une Albertaine met fin à sa vie à Vancouver

Une albertaine au coeur d'une action en justice après sa demande d'une aide médicale à mourir est décédée avec l'appui de son médecin.

La patiente nommée « E-F » dans des documents de la cour souffrait d'une condition mentale appelée trouble de conversion. Elle était aveugle, incapable de se nourrir, dans un état de douleur constant et ne pouvait dormir sans l'aide de puissants médicaments.

Son avocate Trista Carey dit que Mme E-F est morte paisiblement en début de semaine à Vancouver entourée de sa famille et de bons amis.

Le 5 mai, un juge de la Cour du banc de la Reine de l'Alberta avait accordé à cette femme le droit d'une aide médicale à mourir. Ottawa avait fait appel de cette décision de même que le gouvernement de la Colombie-Britannique, la province dans laquelle Mme E-F entendait mettre fin à sa vie.

Le 17 mai, trois juges de la Cour d'appel de l'Alberta ont confirmé la décision en estimant que la demande d'appel d'Ottawa ne respectait pas la décision de la Cour suprême du Canada de 2015.

Le 20 mai, la famille de la patiente a demandé au procureur général du Canada de respecter la décision.

La Cour suprême du pays a laissé au gouvernement fédéral jusqu'au 6 juin, soit lundi, pour rédiger une nouvelle loi sur l'aide médicale à mourir. Des sénateurs ont donné au projet de loi C-14 un accord de principe vendredi et l'ont envoyé au comité des Affaires juridiques et constitutionnelles. Le sénat ne se réunit pas avant mardi, soit au lendemain de la date limite imposée par la Cour suprême du Canada.

Des juristes disent que sans une nouvelle législation de la part du gouvernement fédéral, la décision de la Cour suprême du Canada deviendra la loi du pays.

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