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ALENA : le Conseil de la fédération élabore sa stratégie

Les premiers ministres des provinces et des territoires vont profiter du Conseil de la fédération aujourd'hui pour se pencher sur les relations commerciales avec les États-Unis, notamment sur l'important dossier de la renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) exigée par le président américain Donald Trump.

Si les premiers ministres des provinces et des territoires n’ont pas encore commenté la liste d’exigences publiée hier par les États-Unis, on sait déjà qu’une stratégie pancanadienne se dessine.

« Il faut tirer profit des efforts des provinces », a déclaré le ministre responsable des Relations canadiennes, Jean-Marc Fournier, qui se trouve en Alberta aux côtés du premier ministre Philippe Couillard.

La première ministre de l'Alberta, Rachel Notley, va dans le même sens. Selon elle, les provinces ont tout intérêt à coordonner leurs efforts et surtout à mettre en commun leurs bonnes relations avec différents États américains pour avoir plus de poids au moment de négocier.

Brad Wall, le premier ministre de la Saskatchewan, parle quant à lui de prévoir d’emblée des mesures de pression conjointes, dans l’éventualité où le Canada doit « répliquer » à une quelconque action des États-Unis.

Ces mesures doivent être discutées aujourd'hui lors d’une rencontre avec l’ambassadeur du Canada aux États-Unis, David MacNaughton.

De son côté, la ministre québécoise de l’Économie, Dominique Anglade, a fait savoir que la position du Québec est claire, notamment dans le dossier de la gestion de l'offre. « On s’est entendus avec le fédéral, et nous avons la même position : on ne veut pas négocier le système de gestion de l’offre que nous avons sur la table aujourd’hui. »

Le Conseil de la fédération a été créé en 2003 pour permettre aux premiers ministres de tisser entre eux des liens plus étroits. La rencontre doit se terminer demain.

Rééquilibrer le déficit commercial

Pour le président américain, la renégociation de l’ALENA vise surtout à rééquilibrer son déficit commercial avec ses partenaires de libre-échange, qui se chiffrait à 11 milliards de dollars avec le Canada en 2016.

Les États-Unis visent notamment un meilleur accès à certains marchés canadiens, comme ceux des produits laitiers, des vins et des céréales.

Selon Washington, les quotas imposés par le système de gestion de l’offre des produits laitiers canadiens privent de débouchés les producteurs américains.

Ce que nie Bruno Letendre, président de la Fédération des producteurs de lait du Québec.

« Ce n’est pas surprenant qu’ils ramènent ça sur la table, mais on s’attend à ce que le gouvernement canadien défende notre position », a-t-il déclaré, en marge du Conseil de la fédération.

« Jusqu’à maintenant, la position du gouvernement canadien est encourageante et rassurante pour les producteurs qui veulent garder une production locale », a-t-il ajouté.

Le Canada est déjà le premier marché d'exportation pour 35 États américains, et près de 9 millions d’emplois en dépendent aux États-Unis.

Les négociations entre le Canada, le Mexique et les États-Unis doivent commencer après le 16 août.

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