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ALENA : le syndicat Unifor à la défense des travailleurs mexicains

Des représentants du syndicat canadien Unifor ont manifesté en solidarité avec des milliers de travailleurs mexicains, vendredi, alors que les négociations sur l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) reprenaient à Mexico.

Dans une déclaration transmise par voie de communiqué, le regroupement syndical fédéral a dit vouloir prendre le parti des travailleurs mexicains, et a appelé à une amélioration des conditions de travail de ces derniers pour que leur salaire atteigne celui de leurs homologues canadiens et américains.

« L'ALENA a fait du mal aux travailleurs au sein des trois pays, et il est temps maintenant de travailler ensemble et de nous servir de ces renégociations pour rectifier les erreurs du passé et bâtir un avenir meilleur pour nous tous », a ainsi affirmé Jerry Dias, président national d'Unifor, devant une foule estimée à des milliers de personnes.

Ceux-ci, soutient-on, travaillent au sein des « principales » industries du Mexique, y compris le pétrole, les mines, la construction automobile, l'aviation, l'éducation, le journalisme ou encore les télécommunications.

« Donald Trump parle de construire un mur. Nous n'avons pas besoin d'un mur, nous avons besoin d'un pont », a poursuivi M. Dias.

Guerre des nerfs

Le président d'Unifor agira à titre de conseiller pour l'équipe de négociation canadienne de l'ALENA durant cette deuxième ronde de négociations lancée vendredi à Mexico, et qui se poursuit jusqu'au 5 septembre.

On ignore le contenu de ces négociations, précise Jean-Michel Leprince, correspondant spécial de Radio-Canada dépêché à Mexico.

Ce que l'on sait, toutefois, c'est que quelque 25 tables de négociation ont été mises sur pied, ce qui multiplie d'autant les possibilités d'entente ou de report des points litigieux à des discussions ultérieures.

Ces nouveaux échanges se déroulent alors que les tensions sont vives entre les capitales mexicaine et américaine, Mexico ayant également menacé de se retirer des pourparlers si le président américain, Donald Trump, donnait libre cours à sa volonté d'abandonner la renégociation de l'accord commercial continental.

Le président mexicain, Enrique Peña Nieto, doit par ailleurs prononcer samedi son discours annuel à la nation. Il ne reste au chef d'État qu'un peu plus d'un an avant de jouer son avenir politique dans les urnes.

L'opposant du président mexicain, Andrés Manuel Lopez Obrador, tiendra un rassemblement, dimanche, pour dénoncer les négociations commerciales en cours et en proposer le report après la prochaine présidentielle au Mexique.

Le Canada tente plutôt d'apaiser la situation. « Nous restons ancrés dans l'idée que nous allons pouvoir améliorer cet accord commercial pour le bénéfice de nos trois pays », a ainsi tempéré le premier ministre canadien, Justin Trudeau.

Lors d'une allocution, celui-ci s'est porté à la « défense des intérêts des Canadiens » et de leurs emplois, en plus d'affirmer qu'il était également « possible de créer un accord qui va bénéficier à tous [les] citoyens [du pays] ».

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