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ALENA : les négociations vont se poursuivre malgré les divergences

Les renégociations de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) se poursuivront au mois de novembre et seront ensuite prolongées en 2018. Les trois partenaires des gouvernements canadien, américain et mexicain ont fait le point sur la quatrième séance de pourparlers, mardi à Washington.

Si les négociateurs disent avoir fait des progrès dans certains domaines, de nouvelles propositions ont rendu le processus de négociation difficile.

Les ministres « ont discuté des écarts conceptuels importants entre les parties » et ont demandé à tous les négociateurs « d’envisager des façons créatives de combler ces écarts », selon un communiqué émis mardi après-midi par Affaires mondiales Canada.

Le représentant commercial américain, Robert Lighthizer, a dit que le Mexique va accueillir une cinquième séance de pourparlers du 17 au 21 novembre. D’autres séances de négociations sont prévues jusqu’à la fin du premier trimestre de 2018.

« Notre relation commerciale est un modèle pour le monde, et ce grâce à l’ALENA », a expliqué la ministre fédérale des Affaires étrangères, Chrystia Freeland lors d'un point de presse à Washington.

« Elle a généré des avantages équitables et équilibrés des deux côtés de la frontière. Il ne faut pas que ça change. »

La ministre Freeland a aussi rappelé les objectifs que le Canada s’était donnés au début des négociations, il y a de cela huit semaines.

« Nous souhaitions moderniser et actualiser entièrement l’ALENA, car après 23 ans, il était vraiment temps de le faire […] », dit-elle.

Les trois parties s’accordent donc un mois pour réfléchir et évaluer les propositions qui ont été présentées, avant d’entamer une nouvelle ronde de négociations.

Les propositions américaines

Au cours des dernières semaines, les États-Unis ont présenté plusieurs demandes en ce qui concerne l’ALENA.

Les négociateurs américains ont déposé, mercredi soir dernier, une clause de résiliation qui viendrait mettre fin à l'accord au bout de cinq ans si les trois pays ne le renouvelaient pas.

Vendredi dernier, l'administration Trump a annoncé qu’elle voulait augmenter la quantité de pièces d'automobiles fabriquées aux États-Unis dans les véhicules qui peuvent être vendus sans tarif en vertu de l’ALENA.

Lundi, les États-Unis ont demandé l’abolition du système de gestion de l’offre pour le lait, les œufs et la volaille. L’administration Trump réclame la fin des tarifs et des quotas d’ici 10 ans.

Le président américain a aussi évoqué la possibilité d'une entente bilatérale entre le Canada et les États-Unis pour remplacer l'ALENA.

Le premier ministre Justin Trudeau a rappelé à maintes reprises qu’il n’avait pas l’intention de quitter la table des négociations.

Les progrès de l’ALENA

Par ailleurs, le Canada, les États-Unis et le Mexique disent avoir terminé « en grande partie » les discussions sur le chapitre de la concurrence.

Les négociateurs des trois pays estiment aussi avoir fait des progrès notamment au chapitre du régime douanier, du commerce numérique et des bonnes pratiques en manière de réglementation.

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