Retour

ALENA : Trudeau relance Trump sur les tarifs à l'importation de voitures

Le premier ministre Justin Trudeau a mentionné vendredi au président Donald Trump ses « vives préoccupations » à propos des pressions du gouvernement américain pour revoir à son avantage les règles de l'ALENA en matière d'importation de voitures aux États-Unis.

L'échange entre les deux leaders, par téléphone, s'est déroulé alors que le camp américain a laissé entendre que Washington pourrait imposer des tarifs douaniers supplémentaires allant jusqu'à 25 % sur les voitures exportées aux États-Unis par le Canada et le Mexique.

La veille, M. Trudeau évoquait déjà une « logique fragile » s'inscrivant dans le cadre de la stratégie des États-Unis en vue de la renégociation de l'ALENA.

Le gouvernement américain a ouvert mercredi une enquête, en vertu de la section 232 du Trade Expansion Act de 1962, pour déterminer si les importations de voitures ont un impact sur la sécurité nationale des États-Unis. Le même cadre avait été utilisé pour imposer des droits de douane sur les importations d'acier et d'aluminium.

Au cours de sa discussion avec le président américain, le chef du gouvernement canadien aurait également abordé une prochaine conclusion des négociations entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.

Du côté américain, le résumé de la conversation téléphonique entre MM. Trudeau et Trump ne fait aucunement mention de la question des possibles tarifs sur les importations de voitures et de pièces automobiles.

Bientôt un accord?

Par ailleurs, l'optimisme semble encore être de mise en ce qui concerne la possibilité de la conclusion prochaine des négociations visant à renouveler les termes de l'ALENA.

En entrevue à l'émission The House, sur les ondes de la CBC, le représentant américain Kevin Cramer a dit avoir bon espoir que les trois pays nord-américains concluront un accord avant la fin de l'année.

« Il n'y a rien comme une date limite pour pousser les gens à collaborer », a-t-il déclaré.

Le Congrès américain avait d'abord choisi le 17 mai comme date butoir pour les négociations, arguant que si une entente était conclue après cette date, les politiciens fédéraux américains n'auraient pas suffisamment de temps pour en analyser le texte avant les élections de mi-mandat, en novembre.

De son côté, le ministre mexicain de l'Économie a estimé à 40 % les probabilités qu'un nouvel accord soit conclu avant le 1er juillet, date de la prochaine élection présidentielle mexicaine.

Plus d'articles