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Alison Redford revient sur la défaite des conservateurs

L'ancienne première ministre de l'Alberta Alison Redford est sortie de l'ombre vendredi en accordant à CBC/Radio-Canada sa toute première entrevue télévisée depuis son départ houleux de la vie politique l'été dernier.

Un texte de Geneviève Normand

Plus souriante et décontractée qu'à l'habitude, Mme Redford s'est d'abord prononcée sur la stratégie nationale de l'énergie que les premiers ministres des provinces et des territoires ont adoptée vendredi. Elle a aussi fait quelques commentaires sur la politique albertaine ainsi que sur l'élection du nouveau gouvernement néo-démocrate.

Parmi ces révélations, l'ancienne première ministre a affirmé ne pas se sentir responsable de la cuisante défaite des progressistes-conservateurs aux élections de mai 2015. Visiblement non réceptive à la question qui lui a été posée, elle a refusé catégoriquement d'élaborer sa position.

Quant à l'avenir du Parti progressiste-conservateur, qui a été au pouvoir pendant près de 45 ans avant que la vague orange atteigne l'Alberta, la femme de 50 ans s'est montrée incertaine.

« Je ne sais pas [si le parti a un avenir], a-t-elle affirmé. Nous verrons ce qu'il se passe à l'Assemblée législative à l'automne. Il y a eu tellement de développements inattendus au cours des 12 derniers mois. Je ne sais pas. »

Des compliments à l'endroit de Rachel Notley

Depuis son retrait de la vie publique, Alison Redford a admis avoir pris une certaine distance des grands enjeux politiques de l'Alberta, mais affirme avoir suivi avec attention le Conseil de la fédération la semaine dernière à Terre-Neuve-et-Labrador, où les premiers ministres provinciaux étaient tous réunis.

« Je trouve qu'elle [Rachel Notley] a eu des conversations très intéressantes avec des premiers ministres d'autres provinces, a-t-elle affirmé. Elle est une forte dirigeante, très articulée et très passionnée par ses opinions. »

D'ailleurs, sur la question des dernières élections provinciales, Alison Redford attribue la victoire des néo-démocrates à la volonté de changement de la part des Albertains.

Alison Redford, qui aujourd'hui n'est plus membre d'aucun parti politique, a aussi souligné le fait que les Albertains ont désigné une femme comme première ministre, pour une deuxième fois consécutive lors d'élections générales provinciales.

Un retour éventuel en politique peu probable

Questionnée à savoir si un éventuel retour en politique était envisageable, l'ancienne première ministre n'a pas répondu fermement. « C'est très hautement improbable », a-t-elle dit. Elle a cependant fait savoir qu'elle continuait d'aimer la politique et qu'elle souhaitait rester impliquée dans des enjeux comme celui de l'énergie.

Alison Redford a évité toute question entourant son scandale des dépenses.

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