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Allégations d'inconduite sexuelle à l'Université Concordia 

L'Université Concordia a réagi mardi à des allégations d'inconduite sexuelle contre des membres de son département d'études anglaises. L'institution qualifie les allégations de « graves » et assure qu'elles seront traitées avec sérieux.

Dans une déclaration écrite, le recteur de l’université, Alan Shepard, explique avoir pris connaissance d’un billet de blogue publié lundi. « Il y a des allégations précises d'inconduite sexuelle ainsi que des allégations d’abus généralisés à l’intérieur d’un programme notoire du département d’études anglaises, celui de la Création littéraire », écrit-il.

« Je suis troublé par ce que j'ai lu dans ce billet de blogue. Ces allégations sont graves et seront traitées avec sérieux. »

M. Shepard fait référence à un texte publié en ligne lundi par un ex-étudiant du programme de création littéraire de l’Université Concordia.

Dans son billet, l’homme explique avoir réalisé l’ampleur de la « masculinité toxique » du milieu littéraire canadien, et particulièrement au département d’études anglaises de Concordia, à son retour à Montréal, l’été dernier.

Il écrit notamment : « Au cours de mes 14 années d'association avec Concordia et le milieu littéraire canadien, j'ai été témoin et mis au courant d'innombrables cas d'affection non sollicitée, de tripotage, de remarques inappropriées et de propositions indésirables. Lorsqu'ils étaient rejetés par les femmes, les hommes en position de pouvoir se livraient à des campagnes de dénigrement contre celles qui les avaient rejetés. Je me suis assis avec ces hommes, je les ai considérés comme mes amis, j'ai permis leurs actions par mon inaction. Concordia et le milieu littéraire canadien ont tous les deux favorisé des comportements et des environnements inappropriés. »

« J'aimerais partager davantage ce que je sais, mais ces histoires ne m’appartiennent pas et ce n’est pas à moi de les raconter », poursuit-il.

Son billet de blogue compte 4380 mots. L’homme y raconte son parcours et y décrit le milieu littéraire canadien comme un « monstre » où sévissent des « hommes blancs » à l’égo démesuré et aux comportements déviants. « Ce que j'ai enduré n'est rien, c'est une fraction d'une fraction de ce que les femmes du milieu endurent », lance-t-il.

De son côté, l’Université Concordia souhaite réagir promptement.

« En tant que communauté universitaire, nous faisons partie de la mutation planétaire dans la façon de percevoir et de réagir au harcèlement sexuel à la violence sexuelle. Il s'agit d'une occasion de renforcer encore davantage la façon de répondre de Concordia, et c'est un impératif », écrit le recteur.

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