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Allégations de « cure géographique » à Val-d'Or

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a ouvert une enquête concernant des allégations à l'endroit de policiers de la Sûreté du Québec de Val-d'Or.

La chef de Lac-Simon, Adrienne Jérôme, affirme que deux policiers auraient emmenés un membre de la communauté dans un endroit éloigné, sur le chemin Baie-Carrière, pour ensuite l'abandonner sur place.

Le jeune homme qui affirme avoir été victime de ce qu'on appelle communément une « cure géographique » n'a pas déposé de plainte à la Sûreté du Québec. La Sûreté du Québec a tout de même ouvert une enquête puisque la nouvelle a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux.

L'enquête a par la suite été transférée au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) par souci de transparence. Le SPVM n'émettra d'ailleurs aucun commentaire pour le moment, étant donné que l'enquête débute. Cette investigation s'inscrit dans la seconde phase des enquêtes concernant des allégations d'abus visant des policiers à l'égard des autochtones.

Pour sa part, la chef de Lac-Simon, Adrienne Jérôme, dénonce vivement la situation qui dure depuis trop longtemps.

Depuis la création de la communauté, on a toujours vécu ça. C'est depuis 1960 que ça dure ces affaires-là, ça n'a jamais arrêté, puis la communauté les dénoncent.

Adrienne Jérôme

Adrienne Jérôme n'est pas tendre envers les policiers de la Sûreté du Québec. Dans une lettre pour les membres de la communauté, elle recommande à ses membres de ne plus circuler seuls à Val-d'Or, mais aussi de filmer toutes les interventions policières touchant des membres de la communauté.

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