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Allégations de harcèlement : entente entre Catherine Galliford et la GRC

La caporale Catherine Galliford, dont la plainte pour harcèlement sexuel au sein de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) avait fait boule de neige, a accepté une entente qui met fin à un combat juridique de quatre ans.

L'ancienne porte-parole britanno-colombienne de la force policière avait d'abord dénoncé publiquement en 2011 avoir été victime de harcèlement sexuel au travail pendant 20 ans. D'autres policières lui avaient ensuite emboîté le pas pour dénoncer des comportements similaires.

En mai 2012, la policière avait finalement entrepris une poursuite au civil contre quatre agents de la GRC, un médecin de cette police, le procureur général du Canada et le ministre de la Justice de la Colombie-Britannique.

La policière avait reçu un diagnostic de syndrome de stress post-traumatique qu'elle attribuait à des années de harcèlement sexuel de la part de collègues. Elle soutient avoir été incapable de travailler pendant 10 ans et trouvé difficile de quitter sa maison.

Le procès était prévu pour 2017

La policière attendait le début d'un procès de huit semaines en 2017, après qu'il eut été reporté en 2015.

En février, Catherine Galliford a écrit à Ralph Goodale, le nouveau ministre de la Sécurité publique, pour lui indiquer : « Je ne travaille plus, rendue malade par mon lieu de travail en raison de harcèlement continu, de harcèlement sexuel, d'agression sexuelle et d'exploitation sexuelle ».

Elle ajoute avoir dû témoigner d'éléments personnels devant les avocats des différents défendeurs. La policière affirme qu'ils lui ont posé des questions au sujet de sa vie sexuelle, son enfance, ses amis de cœur du secondaire et si elle avait fait ajuster son uniforme pour qu'il soit plus serré.

Catherine Galliford considère avoir tout perdu en portant plainte. « J'ai perdu ma maison, j'ai payé mon avocat un quart de million de dollars. Je ne peux pas faire confiance au commissaire Paulson ni à personne dans la haute direction... Le commissaire Paulson n'a rien fait pour corriger une culture qui ne peut pas être corrigée. »

En mars, des efforts de médiation qui avaient d'abord commencé en 2015 ont repris et l'entente à l'amiable a été conclue. Elle prévoit que les détails doivent rester secrets.

La policière dit qu'il est impossible d'apposer un prix sur tout ce qu'elle a vécu. Elle sera renvoyée pour des raisons médicales le 13 mai.

Lundi, la GRC a refusé de commenter au sujet de l'entente.

D'après des informations de Natalie Clancy et Manjula Dufresne

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