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Allégations visant l'AMF : Guy Ouellette rencontrera l'équipe de la vérificatrice générale

Le député Guy Ouellette rencontrera jeudi l'équipe de la vérificatrice générale, qui tente de faire la lumière sur des allégations de collusion entre l'Autorité des marchés financiers (AMF), l'Unité permanente anticorruption (UPAC) et des firmes comptables.

La vérificatrice Guylaine Leclerc a confirmé mardi qu’elle exécuterait ce mandat que lui a confié le gouvernement.

« [C’est] pour échanger en fonction de si je peux être utile à leur mandat », s’est limité à expliquer M. Ouellette, mercredi soir, alors qu’il se trouvait à l’Assemblée nationale pour assister à une cérémonie marquant les 10 ou 15 ans de vie parlementaire de certains députés.

Lorsqu’on lui a demandé si les « irrégularités » auxquelles il avait fait référence dans sa récente intervention à l’Assemblée nationale concernaient l’AMF, le député a affirmé : « mon discours en Chambre était complet en soi, pour le reste… Un jour, vous aurez les réponses à vos points d’interrogation ».

Annie Trudel souhaiterait une enquête policière

Parmi les invités de Guy Ouellette à la cérémonie se trouvait l’ex-analyste au ministère des Transports Annie Trudel, qui a elle-même rencontré le Bureau de la vérificatrice générale (VG).

« Je ne crois pas que c’est dans le mandat de la VG de faire ce genre d’enquête là. […] Je crois que la décision a été prise rapidement, ce qui prouve, justement, qu’il y a peut-être matière à amélioration au Québec », a-t-elle commenté.

Annie Trudel est à l'origine des allégations impliquant l’UPAC, l’AMF et une firme de consultants dans le cadre du processus de certification que pilote l’AMF pour autoriser des firmes à soumissionner pour les plus importants contrats publics. Elle en aurait informé Guy Ouellette avant que celui-ci ne soit arrêté par l'UPAC.

La semaine dernière, Guy Ouellette a affirmé, lors d’une déclaration solennelle à l’Assemblée nationale, avoir été victime d’un « coup monté » et d’une « tentative d’intimidation » de la part de l’UPAC. Le commissaire de l’UPAC, Robert Lafrenière, a démenti la version des faits de M. Ouellette.

Par ailleurs, le président de l’Assemblée nationale doit rendre une décision pour déterminer si les ordinateurs et téléphones des députés sont protégés par les privilèges parlementaires. Cela pourrait vouloir dire que les policiers ne pourraient pas fouiller à leur guise dans les outils de travail des élus.

L’UPAC a notamment saisi le téléphone cellulaire de M. Ouellette lors de son arrestation.

Avec les informations de Sébastien Bovet

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