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Altercations et arrestations à une manifestation d'extrême droite à London

Une quarantaine de membres du groupe Pegida Canada se sont rassemblés samedi devant l'hôtel de ville de London en Ontario. Environ 500 contre-manifestants se sont aussi rendus sur place pour s'opposer à la haine et au racisme.

Pegida Canada est un groupe qui s'oppose à l'islam. D'autres groupes d'extrême droite, dont les Three Percenters, étaient aussi sur place.

Les Three Percenters avaient déclaré, avant la manifestation, vouloir s'occuper de la « sécurité » de l'événement. Une poignée de ses membres était présente, vêtue de vestes pare-balles et de casques de type militaire. Un de ses membres a été arrêté par la police à la suite d'une altercation avec un contre-manifestant. Aucune accusation n'a été portée pour le moment.

Une deuxième arrestation a eu lieu quelques heures plus tard.

Il y a eu quelques moments tendus entre les deux camps, qui se sont insultés et bousculés. Les membres de Pegida se sont présentés avec des porte-voix. Chaque fois qu'un de leurs membres tentait de parler, la foule de contre-manifestants faisait du bruit pour enterrer le discours.

Dès le début du rassemblement, il y avait une importante présence policière, mais pas d’escouade antiémeute. Les policiers ont formé un cordon entre la quarantaine de manifestants anti-islam et le demi-millier de contre-manifestants.

Pegida est un groupe d’extrême droite qui a ses racines dans un mouvement politique nationaliste en Allemagne.

Plus tôt cette semaine, le conseil municipal de London a voté une motion pour affirmer que les activités qui font la promotion de la haine ne seront pas tolérées dans la ville. La motion a suscité un débat dans la communauté sur les limites de la liberté d’expression.

Le conseiller Mo Salih, qui a appuyé la motion, a affirmé : « À ceux qui ne m’aiment pas, je dis que vous êtes libres de haïr ma religion, ma couleur, que je sois un immigrant, le fait que j’existe, mais je ne vais nulle part ».

Un officiel de la Ville a dit à CBC News que Pegida n’a pas demandé de permis pour manifester, ce qui signifie que ses membres ne pouvaient pas se tenir dans la rue ou sur les terrains municipaux.

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