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Amiante : « Nous attendons que le Québec fasse son travail aussi », dit Trudeau

Le premier ministre du Canada soutient que Québec devrait emboîter le pas à Ottawa, et renforcer les normes d'exposition à l'amiante pour les travailleurs, pour mieux les protéger. La ministre québécoise du Travail attend toutefois les résultats d'une consultation publique avant de prendre une décision.

Un texte de Julie Dufresne d'Enquête

« On sait que l'amiante cause des problèmes de santé et c'est pour ça que nous avons agi », a expliqué Justin Trudeau en marge d'une conférence de presse au Nouveau-Brunswick. L'amiante est un produit cancérigène et potentiellement mortel : c'est la raison pour laquelle le gouvernement fédéral a annoncé qu'il modifiait le Code canadien du travail et resserrait la norme d'exposition des travailleurs.

Depuis juillet, la norme d'exposition maximale est passée d'une fibre à un dixième de fibre par centimètre cube, comme la majorité des pays occidentaux. Au moindre risque, les travailleurs devront revêtir des combinaisons de protection.

La nouvelle réglementation a toutefois ses limites : elle s'appliquera d'un océan à l'autre, mais seulement dans les édifices qui relèvent du fédéral, pour ne pas empiéter sur les juridictions provinciales. Si bien qu'au Québec, sauf pour les organismes et ministères fédéraux, les banques et les services postaux, par exemple, la norme en vigueur actuellement demeure 10 fois plus élevée.

« Nous allons continuer de travailler avec la province et nous nous attendons que le Québec fasse son travail aussi », a indiqué le premier ministre Trudeau lorsqu'on lui a demandé si le gouvernement du Québec devait aller dans la même direction que le fédéral.

Par courriel, la ministre québécoise du Travail a rappelé que « la CNESST [la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail] mène jusqu'au 31 octobre 2017 une consultation publique sur les besoins de mises à jour des valeurs d'exposition admissibles à l'amiante. Nous attendons les résultats du comité. »

« Par la suite, ajoute la ministre Dominique Vien, je prendrai une décision. »

​L​a CNESST a indiqué ​d​ans un communiqué​ ​que cette consultation « éclairera sur les besoins de mises à jour des valeurs d'exposition admissibles », sans s'engager à ​modifier les normes à l'issue de celle-ci. C’est un comité-conseil qui formulera par la suite des recommandations « quant à la nécessité de procéder au changement ou non » des valeurs d’exposition, avait précisé la CNESST dans un courriel antérieur.

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