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Amor Ftouhi scande « Allahou Akbar » quatre fois en pleine salle d'audience

Une juge américaine a enregistré mercredi un plaidoyer de non-culpabilité pour Amor Ftouhi, ce Montréalais accusé d'avoir poignardé le mois dernier un policier à l'aéroport de Flint, au Michigan. L'homme de 49 ans, qui n'a pas répondu quand on lui a demandé s'il était coupable, était pourtant entré dans la salle d'audience en scandant « Allahou Akbar » (« Dieu est le plus grand », en arabe) quatre fois plutôt qu'une.

Devant la Cour fédérale où il a comparu mercredi à Flint, l'accusé pouvait plaider coupable, non coupable ou garder le silence – ce qui, selon la loi, doit être interprété comme une dénégation de culpabilité. Amor Ftouhi a choisi de garder le silence.

Le Montréalais, qui habitait avec sa femme et ses trois enfants dans le secteur Saint-Michel, est accusé d'avoir perpétré un acte de violence dans un aéroport international et d'avoir entravé la sécurité. Il pourrait écoper d'une peine de prison à vie.

Selon le récit du FBI, il est entré légalement aux États-Unis le 16 juin. La police croit qu’il a traversé la frontière à Champlain, dans l'État de New York, et qu’il est parvenu au Michigan deux jours plus tard.

Ftouhi, qui a la double citoyenneté canadienne et tunisienne, a tenté d’acheter une arme, en vain. Il a cependant réussi à se procurer un couteau de 30,5 cm, selon la police fédérale.

Il est entré dans l’aéroport le 21 juin vers 9 h avec deux sacs, mais n’a pas tenté de passer la sécurité, a indiqué le FBI.

Moins d’une heure plus tard, l'accusé est allé aux toilettes pour en ressortir en criant « Allahou Akbar » et en brandissant son couteau avant d’attaquer un policier. Il aurait alors fait référence à des meurtres commis en Syrie, en Irak et en Afghanistan.

Ftouhi a infligé une longue blessure de 30 cm au lieutenant Jeff Neville. L'entaille n’a pas eu de graves conséquences. Le policier a reçu son congé de l’hôpital la semaine dernière.

Selon son curriculum vitae, Amor Ftouhi travaillait comme chauffeur pour l’agence de placement Travail global et détenait une carte EXPRESS (Expéditions rapides et sécuritaires), qui permet d’accélérer le passage à la frontière américaine. L'obtention de ce privilège requiert des vérifications de sécurité.

Avec les informations de Laurence Martin

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