Économie et fiscalité devraient être au coeur des priorités conservatrices dès le retour des députés à Ottawa, le 18 septembre. Le chef Andrew Scheer, qui rencontre jusqu'à vendredi les membres de son caucus à Winnipeg, espère aussi que les échanges au Parlement permettront de mieux le faire connaître auprès des Canadiens.

Un texte de Raphaël Bouvier-Auclair

« Connaissez-vous le chef du Parti conservateur? Andrew Scheer, ça vous dit quelque chose? »

L'exercice de micro-trottoir que nous avons mené à Winnipeg, où sont réunis les députés conservateurs jusqu'à vendredi, n'a rien de scientifique.

Mais il a tout de même permis de constater que certains électeurs connaissent toujours très peu, voire pas du tout, le nouveau chef conservateur, et ce, plus de trois mois après sa victoire contre son principal adversaire Maxime Bernier.

Le chef et son entourage en sont conscients. Ils rappellent qu'Andrew Scheer a profité de l'été pour faire une tournée à travers le pays et qu'avec le retour en Chambre, les Canadiens entendront davantage parler de lui.

Un automne sous le signe de la fiscalité

Pour le chef conservateur, au-delà du messager, il y a le message.

Au cours des prochaines semaines, sa formation politique entend consacrer beaucoup d'énergie à dénoncer la réforme fiscale proposée par le gouvernement Trudeau, qui est présentement l'objet de consultations.

Parmi les modifications proposées, le gouvernement entend notamment mettre fin au fractionnement des revenus d'un entrepreneur entre les membres de sa famille.

Ottawa dit vouloir empêcher l'évitement fiscal. Les conservateurs eux croient qu'une telle mesure limiterait la possibilité des propriétaires de PME de réinvestir dans leur entreprise. Mercredi, devant les membres de son cabinet fantôme, Andrew Scheer a rappelé que la proposition ne faisait pas l'unanimité au sein des rangs libéraux.

Selon le politologue Raymond Hébert, de l'Université de Saint-Boniface, la position conservatrice comporte son lot de risque. Selon lui, si les troupes d'Andrew Scheer peuvent s'attirer la sympathie de certaines personnes touchées par la proposition gouvernementale, elles peuvent aussi s'aliéner certains électeurs qui ne voient pas le système fiscal actuel d'un bon oeil.

La question s'invitera certainement à Ottawa dès le 18 septembre. Elle pourrait également être au coeur de l'élection partielle dans la circonscription de Lac-Saint-Jean, laissée vacante par le vétéran conservateur Denis Lebel.

Aucune date n'a encore été déterminée pour le vote.

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