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Apple devrait invoquer la liberté d'expression face au FBI

Apple devrait invoquer la liberté d'expression garantie par la Constitution américaine pour contester la décision de justice lui ordonnant d'aider le FBI à décrypter le téléphone de Syed Rizwan Farook, l'un des auteurs du massacre de San Bernardino le 2 décembre dernier en Californie.

Le groupe, qui a obtenu jeudi trois jours supplémentaires pour répondre à l'injonction d'un tribunal de Los Angeles, a désormais jusqu'au 26 février pour adresser sa réponse, a-t-on appris d'une source au fait du dossier.

Le bras de fer entre Apple et l'administration Obama a ouvert un débat plus général sur le cryptage des appareils électroniques comme l'iPhone et les enjeux de sécurité nationale.

Le PDG d'Apple, Tim Cook, a parlé d'une « mesure sans précédent qui menace la sécurité de nos clients » et a reçu le soutien d'autres poids lourds du secteur des hautes technologies comme Google, Facebook ou Twitter.

Apple a fait appel à deux avocats réputés pour leur défense de la liberté d'expression, Theodore Olson et Theodore Boutrous, ce dernier ayant fréquemment défendu des médias.

Les avocats du département de la Justice ont sorti des cartons plusieurs précédents, dont un arrêt de la Cour suprême en 1977 confirmant une injonction adressée à une compagnie de téléphone pour qu'elle installe un appareil servant à enregistrer les numéros de téléphone.

Mais Apple va probablement tenter d'élargir son recours en incluant le premier amendement de la Constitution qui garantit la libre expression.

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