Alors que le maire de Toronto refuse toujours de se mouiller, le président du Comité olympique canadien, Marcel Aubut, fait déjà campagne pour que la Ville Reine accueille les Jeux olympiques d'été en 2024.

Il voit les Jeux panaméricains, qui se sont terminés hier soir, comme un tremplin pour les JO.

Pour sa part, le maire John Tory a indiqué, encore ce matin, qu'il était prématuré de parler de la question avant la fin des Jeux parapanaméricains, le 15 août. Selon lui, il faut d'abord mener des consultations sur le sujet, pour prendre une « décision rationnelle ».

Toronto a jusqu'au 15 septembre pour présenter sa candidature pour les Olympiques de 2024. Boston et Paris, notamment, sont déjà en lice.

Toronto divisée

Les conseillers municipaux de Toronto sont divisés sur la question, l'un d'entre eux rappelant entre autres les dépassements de coûts à Montréal en 1976.

Le bureau du maire indique que M. Tory pourrait présenter une lettre d'intentions au Comité olympique d'ici le 15 septembre, pour garantir une place à la Ville pour 2024, et organiser un vote au conseil municipal par la suite, quitte à ce que Toronto retire sa candidature si son issue est négative.

Le co-organisateur des Olympiques de Vancouver John Furlong a affirmé que Toronto pourrait tirer profit de l'euphorie des Panam, pour rallier les appuis.

De son côté, l'expert en sports et professeur à l'Université de Toronto Bruce Kidd préférerait viser les JO de 2028, mais tout en ajoutant qu'il y avait de « nombreux facteurs favorables en ce moment ». 

Selon une étude de faisabilité réalisée l'an dernier, un dossier de candidature coûterait 50 à 60 millions de dollars et le budget des Jeux pourrait frôler 7 milliards. 

Pas gagné d'avance

Toronto pourrait entre autres réutiliser pour les Olympiques son nouveau centre aquatique et le vélodrome construit pour les Panam à Milton.

Toutefois, des investissements majeurs seraient nécessaires dans plusieurs domaines :

  • Un nouveau stade : Le Centre Rogers peut accueillir 50 000 spectateurs, mais c'est insuffisant pour les JO, explique Vijay Setlur, professeur en marketing sportif à l'Université York de Toronto. Par ailleurs, sa forme ne convient pas à l'athlétisme.
  • Transport en commun : Toronto devait transporter 7000 athlètes et 41 délégations pour les Panam. Londres a accueilli plus de 10 000 athlètes et 164 délégations pour les Olympiques de 2012.

C'est sans parler des facteurs géopoliques pour lesquels Toronto n'a pas d'influence. « Le Comité olympique international cherche toujours à ouvrir de nouveaux marchés pour les Jeux », explique Janice Forsyth, ancienne directrice du centre d'études olympiques à l'Université Western à London, citant les exemples de Rio, au Brésil, l'an prochain et de Pékin, en Chine, qui courtise les Jeux d'hiver de 2022. 

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