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Archidata, une PME montréalaise à la conquête du monde

La Ville de Montréal, le CHUM et le gouvernement fédéral américain ont tous un point en commun : ils utilisent le même logiciel pour gérer leurs immeubles. Et ce logiciel a été créé par une entreprise montréalaise.

Un texte de Vincent Maisonneuve

Dans ses bureaux du Vieux-Montréal, la petite équipe d’Archidata a mis au point un outil qui est rapidement devenu une référence pour les gestionnaires d’immeubles au Canada. « En ce moment, on a beaucoup de grands propriétaires immobiliers, comme la GreatWest, la Banque Nationale ou Cadillac Fairview, énumère Dominique Dubuc, président et fondateur de l’entreprise. On est en train d’aller chercher tout le marché canadien des grands propriétaires immobiliers. »

Archidata intègre dans un même système tous les plans et les données qu'on trouve au sujet de l’immeuble. « Tout ce qu'on a besoin de savoir sur un bâtiment pour le gérer : qui l'occupe? Quels locataires utilisent les équipements? Quand dois-je entretenir l'immeuble? Etc. Nous, ajoute M. Dubuc, on est la source d'information pour l'ensemble des intervenants qui doivent gérer un bâtiment. »

Par exemple, la Ville de Montréal peut obtenir en quelques clics une vue complète sur l’ensemble de son parc immobilier. « On sélectionne la région, le site, le bâtiment et l’étage, montre M.  Dubuc. En un coup d’oeil, le système permet de voir, par exemple, combien il y a de chaises dans un local, combien il y a de prises électriques et qui les utilisent. »

La simplicité et l’efficacité du système ont séduit les gestionnaires des immeubles du gouvernement fédéral américain. « On parle de 9000 bâtiments, [soit] 330 millions de pieds carrés! Le contrat inclut tout ce qui est édifice public aux États-Unis, et qui est géré par le gouvernement fédéral », précise Dominique Dubuc.

Celui-ci estime que la réputation de Montréal contribue aux succès de l’entreprise à l’étranger. « C’est un trademark Montréal en informatique qui nous ouvre des portes. On est dans la mouvance de l’informatique », dit-il. En plus de s’attaquer au marché américain, l’entrepreneur compte implanter son logiciel sur le marché européen.

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