Retour

Assurance voyage : ce qu'il faut savoir pour les courts séjours aux États-Unis

Plusieurs Canadiens vivent dans des villes frontalières et se rendent souvent chez nos voisins du sud. Quelles sont les précautions à prendre pour un voyage de quelques heures seulement?

En Ontario seulement, les villes de Windsor, de Sarnia, de Fort Erie, de Cornwall et de Sault-Sainte-Marie, notamment, sont tout près de la frontière américaine. Leurs résidents font donc souvent de brèves visites aux États-Unis pour assister à un concert, à un évènement sportif ou pour aller au restaurant, par exemple.

Selon plusieurs compagnies d'assurance, beaucoup de résidents de villes frontalières sous-estiment les risques d'accidents ou d'un ennui de santé hors du Canada en raison de la courte durée de leur séjour.

« Je vois beaucoup de gens qui se disent qu'ils partent seulement un jour, que rien ne va arriver et que s'ils ont un accident, ils vont rentrer à Windsor », indique la conseillère en assurance voyage chez CanAm Insurance, Rawane Abbas.

D'après elle, la plupart des réclamations faites de l'étranger chez CanAm Insurance proviennent des États-Unis.

Tony Tsai, le directeur des communications pour CAA Ontario-Sud-Centre, affirme pour sa part : « Environ 20 % des réclamations que nous recevons sont liées à des voyages de moins de 4 jours à l'étranger ».

Et tous deux recommandent d'avoir une assurance si l'on traverse souvent la frontière.

Bien comprendre sa police d'assurance

Un grand nombre de cartes de crédit couvrent leur détenteur durant quelques jours à l'étranger.

Il est toutefois essentiel de contacter l'entreprise qui fournit la carte pour connaître le nombre de jours (et les heures exactes) durant lesquels vous êtes couverts.

Il est aussi important de savoir si l'assurance rembourse les frais médicaux avant ou après une hospitalisation.

Certaines maladies ou blessures peuvent avoir un impact sur votre admissibilité.

Il existe aussi des polices d'assurance qui permettent d'être assuré pour chaque voyage de 10 jours et moins aux États-Unis.

« C'est vraiment une façon peu coûteuse de se protéger », croit M. Tsai.

Bien que la question relève souvent du cas par cas, la plupart des compagnies d'assurance ne couvrent pas certains accidents, notamment si la personne pratiquait un sport dangereux ou si elle avait consommé de la drogue ou beaucoup d'alcool.

Raison de plus pour toujours contacter son assureur avant de partir en voyage.

Plus d'articles

Commentaires