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Attaque au camion-bélier : 3 nouvelles accusations contre Alek Minassian

L'homme accusé d'avoir fauché mortellement 10 personnes, en plus d'en blesser 16 autres, au volant d'une fourgonnette le mois dernier à Toronto fait face à trois accusations supplémentaires de tentative de meurtre.

Alek Minassian, 25 ans, a comparu brièvement en cour par vidéoconférence, jeudi matin.

L'accusé de Richmond Hill, en banlieue de Toronto, n'a pas indiqué pour l'instant s'il plaiderait coupable ou non coupable.

Pour son avocat Boris Bytensky, rien n'indique que la tragédie du 23 avril soit le résultat d'un acte terroriste. C'était aussi la position prise par la police et Ottawa dans les jours suivants l'attaque au camion-bélier.

Les nouvelles accusations de tentative de meurtre sont liées à la mise à jour par la police du bilan des blessés, leur compte étant passé de 13 à 16.

Me Bytensky, dont le cabinet est situé tout près des lieux de l'attaque, n'a pas voulu parler de l'état psychologique de son client. Il a toutefois ajouté que la famille Minassian était bouleversée, mais « comprend la détresse ressentie par les autres familles [des victimes] ».

Les victimes

Huit des dix victimes sont des femmes. L'âge des victimes va de 22 ans à 94 ans.

L'accusé doit comparaître à nouveau en cour le 14 septembre, un long délai lié à la complexité de la cause, selon l'avocat de Minassian.

« C'est plus long que la normale, explique Me Bytensky, parce que la cause est plus complexe que la normale. »

L'aide juridique pour les survivants

Une ligne téléphonique gratuite d'informations juridiques a par ailleurs été créée à l'attention des survivants de l'attaque afin de leur expliquer les recours auxquels ils ont droit en termes d'assurances par exemple.

Dans cette tragédie, les victimes, qui sont toujours hospitalisées ou qui sont incapables de travailler depuis leur congé de l'hôpital, ont des loyers ou des hypothèques à payer. D'autres ont fait venir des membres de leurs familles à Toronto, parfois de l'étranger.

Certaines d'entre elles auront besoin d'une aide médicale ou psychologique ; d'autres devront peut-être emménager dans une nouvelle résidence adaptée à leur nouvelle condition physique si elles ne peuvent plus marcher, selon l'avocate Saron Gebresellassi. « Tout cela risque de coûter très cher. »

L'avocate se dit convaincue que les réclamations atteindront des sommets jamais vus au Canada pour une catastrophe d'une telle ampleur.

Me Gebresellassi, qui rend visite aux survivants à l'hôpital Sunnybrooke, demande donc aux trois paliers de gouvernement de créer un fonds spécial pour aider les survivants de la tragédie.

L'avocate affirme qu'il est toutefois trop tôt pour envisager des poursuites civiles dans cette affaire contre Alek Minassian. Les familles ont de toute façon deux ans pour déposer un recours devant la Cour supérieure de l'Ontario.

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