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Attaque contre un centre de l’armée : l’accusé souffrirait de problèmes mentaux

L'homme de 27 ans accusé de tentative de meurtre, après une attaque au couteau dans un centre de recrutement des Forces armées canadiennes lundi à Toronto, était « gentil », mais son état mental s'était détérioré.

C'est ce qu'affirment des sources de CBC au sein de la communauté somalienne de Toronto.

Ayanle Hassan Ali, né à Montréal, mais qui habitait à Toronto depuis l'âge de deux ans, a dit lors de l'attaque qu'Allah lui avait dit de « venir ici et de tuer des gens ». Deux militaires ont été blessés, mais ils ont reçu leur congé de l'hôpital.

Il habitait dans une maison en rangée d'un quartier moins nanti du nord-ouest de la ville avec sa mère et sa sœur cadette.

Les voisins affirment qu'il était réservé et qu'il allait prier à la mosquée deux à trois fois par semaine.

Des sources au sein de la communauté somalienne affirment, toutefois, que son état psychologique avait changé et qu'il s'isolait de plus en plus depuis qu'il était revenu d'une brève période d'études en génie à l'Université de Calgary. L'Université précise toutefois qu'il s'y trouvait en tant qu'étudiant libre, il n'aurait jamais été admis à un programme de l'institution.

Criminellement responsable?

Ayanle Hassan Ali doit comparaître à nouveau en cour vendredi.

Son avocat Michael Burke n'a pas demandé d'évaluation de son état mental pour l'instant.

Il a précisé en marge de la comparution de son client hier qu'il était « très, très bouleversé ». « Il a probablement très peur en ce moment, comme vous pouvez l'imaginer », a commenté l'avocat.

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