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Attentat en Jordanie : 7 morts, dont une touriste canadienne

Sept personnes ont été tuées dimanche dans une attaque à Karak, dans le sud de la Jordanie. Une touriste canadienne figure parmi les victimes, a confirmé le gouvernement. Quatre policiers et deux autres civils ont également péri.

La touriste canadienne visitait le château fort de la ville de Karak, située à environ 120 km au sud d’Amman, lorsqu'un groupe d'individus armés – dont le nombre varie de 5 à 10, selon les sources – a fait irruption sur les lieux, après avoir tiré sur des policiers.

Selon une source proche de la sécurité citée par Reuters, les touristes qui étaient pris au piège ont pu être libérés après un assaut donné par les forces de l'ordre dans le château médiéval, décrit par l'Office du tourisme jordanien comme un « labyrinthe de pièces voûtées et de couloirs infinis ».

Cette même source parle de 29 blessés, dont certains dans un état grave.

Les attaques n'ont pas été immédiatement revendiquées, mais on n’exclut pas pour le moment la possibilité d’une attaque islamiste.

Plusieurs attaques

La séquence des événements a commencé lorsqu'une patrouille de police a reçu des signalements de l'incendie d'une maison dans la ville de Qatraneh, dans le district de Karak, a indiqué la Sécurité publique. Les agents s'étant présentés sur les lieux ont fait l'objet de tirs provenant de l'intérieur de la maison, ont affirmé les autorités. Deux policiers ont été blessés, et les assaillants ont fui à bord d'une voiture, a-t-on indiqué.

Dans une autre attaque, des coups de feu ont été tirés vers des policiers en patrouille à Karak, sans faire de blessés.

Enfin, des hommes armés ont tiré sur le commissariat de police de Karak, « blessant plusieurs policiers et passants » qui ont été conduits à l'hôpital.

Ces hommes seraient maintenant réfugiés dans la citadelle.

Un pays relativement sécuritaire

La Jordanie est un pays qui demeure relativement épargné par les attentats, bien que plusieurs incidents aient été recensés sur son territoire lors de la dernière année.

Le pays participe aux opérations aériennes contre le groupe armé État islamique (EI) en Syrie, aux côtés des Américains. Plusieurs Jordaniens sont cependant opposés à cet engagement. Ils critiquent le fait que cette opération entraîne la mort d'autres musulmans et accroît les menaces pour les Jordaniens eux-mêmes.

En juin, un attentat suicide revendiqué par l'EI avait coûté la vie à sept gardes-frontières jordaniens près de la frontière avec la Syrie.

Sur le site du ministère canadien des Affaires étrangères, aucun avertissement n’est en vigueur pour l’ensemble de la Jordanie. « Il convient toutefois de faire preuve d’une grande prudence en raison des troubles civils et des manifestations qui ont lieu dans ce pays », écrit-on.

Après les attaques cependant, l'ambassade canadienne en Jordanie a appelé par l'entremise de Twitter tous les Canadiens à éviter tout voyage vers Karak jusqu'à nouvel ordre.

Un dur coup pour le tourisme

Cette attaque intervient au moment où la Jordanie tente désespérément de relancer le tourisme. Ce secteur clé de l'économie contribuait en 2015 pour 14 % du PIB du royaume.

Ce pays est réputé pour ses splendides vestiges, comme les ruines de Petra – l'une des sept merveilles du monde – ou le temple romain de Jerash.

Ces sites attiraient jusqu'à tout récemment des centaines de milliers de touristes occidentaux. Or, les troubles liés aux révoltes dans le monde arabe de 2011 et les conflits dans les pays voisins – au premier chef, la Syrie – ont fait fuir jusqu'au plus aventureux.

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