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Attentats à Paris : une attaque coordonnée, 129 morts et 352 blessés

Ce sont « trois équipes terroristes coordonnées » qui sont derrière les attaques de Paris, dont le nouveau bilan s'élève à 129 morts et 352 blessés, a confirmé samedi le procureur de la République de la Ville, François Molins. Parmi les blessés, 99 sont dans un état grave. 

Le procureur a précisé que sept terroristes sont morts au cours des attaques, dont six se sont fait exploser.  Chacun d'entre eux a fait usage d'armes de guerre de type kalachnikov, ce qui explique le fait que plusieurs centaines de douilles, la plupart de calibre 7,62 mm (calibre de kalachnikov), ont été retrouvées sur les scènes des attaques. 

Tous les kamikazes portaient également sur eux un dispositif explosif identique visant à faire un maximum de victimes possible. Selon le procureur, les attaquants de la salle de spectacle du Bataclan, où 89 personnes ont trouvé la mort, ont évoqué la Syrie et l'Irak lors d'une brève négociation avec les forces de l'ordre.

Samedi, un communiqué du groupe armé État islamique (EI) revendiquant l'attaque faisait plutôt état d'une action menée par « huit frères portant des ceintures explosives et armés de fusils d'assaut ».

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Un terroriste identifié, ses proches au garde à vue

Le cadavre d'un des assaillants de la salle de concert du Bataclan a été identifié comme étant celui d'Ismaël Omar Mostefaï, un ressortissant français connu de la justice.

Le jeune père de famille de 29 ans a été identifié par le « relevé de ses empreintes papillaires », à partir d'un doigt retrouvé dans les décombres de la salle de spectacle parisienne. Il est originaire de Courcouronnes, située à 27 kilomètres de Paris. 

Selon une source proche de l'enquête, Omar Ismaël Mostefaï fréquentait assidument la mosquée de Lucé, près de Chartres.  Les enquêteurs tentent par ailleurs de confirmer que le kamikaze a bien séjourné en Syrie en 2014, ont affirmé des sources policières, même si, selon le procureur de Paris, il n'a jamais été impliqué dans des filières djihadistes.

Son casier judiciaire fait néanmoins mention de huit condamnations entre 2004 et 2010 pour des infractions de droit commun, mais n'avait jamais été incarcéré. Il a fait l'objet d'une fiche « S » en 2010 pour radicalisation. 

Samedi soir, son père et son frère ont été placés en garde à vue et leurs domiciles ont été perquisitionnés. Le frère, âgé de 34 ans, s'est présenté de lui-même à l'hôtel de police de Créteil dans la soirée. Il est tombé des nues en apprenant que son cadet était impliqué dans les attentats.

« C'est un truc de fou, c'est du délire », a-t-il réagi samedi avant sa garde à vue, la voix tremblante. « Moi, hier, j'y étais sur Paris et j'ai vu comment c'était la merde! »

Deux sont passés par la Grèce 

Par ailleurs, deux véhicules de couleur noire ont été identifiés comme appartenant aux terroristes. L'un des véhicules, immatriculé en Belgique, a été loué par un individu de nationalité française vivant en Belgique.

L'individu a fait l'objet d'un contrôle routier samedi matin à la frontière belge à bord d'un troisième véhicule, non identifié par la police. Deux autres personnes qui vivent dans la région de Bruxelles se trouvaient à bord de la voiture et ont été arrêtées. Les trois individus ne sont pas connus des services de renseignements français.

Un passeport syrien a aussi été retrouvé par la police française à proximité du corps du kamikaze qui s'est fait exploser à 21 h 20 près du Stade de France. Il appartient à un individu né en septembre 1990, qui n'est pas connu des services de renseignements français.

Le ministre grec de la Protection publique, Nikos Toskas, a affirmé que le passeport syrien retrouvé par la police française appartenait à un migrant enregistré lors de son arrivée sur une île grecque.

Plus tard samedi, des sources gouvernementales grecques ont confirmé qu'un deuxième assaillant serait rentré par la Grèce. 

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