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Au moins 13 ans de prison pour avoir poignardé sa conjointe 59 fois

Reconnu coupable du meurtre non prémédité de sa conjointe, Jonathan Exi devra patienter au moins 13 ans avant d'être admissible à une libération conditionnelle.

La décision est tombée vendredi après-midi au palais de justice de Montréal.

Jonathan Exi avait plaidé coupable le 23 avril pour le meurtre extrêmement violent de sa conjointe, il y a six ans. La femme avait succombé après avoir reçu 59 coups de couteau.

Le juge a tranché en faveur de son avocat, qui plaidait pour un délai minimal de 13 ans avant de pouvoir bénéficier d'une libération conditionnelle, alors que le ministère public militait pour un sursis de 14 ans.

Justine Mecena Blaise, 44 ans, a été retrouvée gisant dans une mare de sang sur le plancher de sa cuisine, le matin du 3 mars 2012, dans un appartement de la rue Arthur-Chevrier, à Montréal. Son conjoint, couvert de sang, a été arrêté sur les lieux. L'enfant de la victime, âgé de 3 ans, se trouvait aussi dans l'appartement, indemne.

Quelques heures auparavant, Mme Blaise et son fils avaient trouvé refuge chez un de leurs voisins, puisque la femme redoutait son conjoint, avec qui elle s'était querellée. La dispute a dégénéré lorsqu'elle est revenue à l'appartement tôt le matin.

Jonathan Exi a poignardé Justine Mecena Blaise avec deux couteaux. « Les coups ont été infligés principalement au visage et au cou », selon l'exposé des faits présenté à la cour. La femme aurait tenté de se défendre, ce qui lui a occasionné plusieurs plaies aux mains, dont « l'extrémité d'un doigt complètement arrachée ».

Exi avait d'abord été reconnu coupable du meurtre prémédité de sa conjointe en 2015. Le jury n'avait pas cru à sa défense de non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux. En décembre 2017, la Cour d'appel avait toutefois ordonné la tenue d'un second procès en raison d'erreurs dans les directives aux jurés.

Les parties se sont finalement entendues pour qu'il plaide coupable à une accusation de meurtre non prémédité, ce qui a permis d'éviter la tenue d'un second procès.

Avec les informations de Geneviève Garon

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