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Au moins 27 morts dans une prise d'otages à Bamako

Une attaque contre un grand hôtel de Bamako, au Mali, revendiquée par le groupe islamiste Al Mourabitoune, a fait 27 morts. Deux assaillants ont péri lors de l'assaut des forces de sécurité maliennes.

Les autorités maliennes ont fait état d'un bilan de 18 morts parmi les occupants de l'hôtel Radisson Blu, et d'un soldat malien tué. Mais des Casques bleus de l'ONU ont indiqué avoir vu 27 corps, dans deux endroits séparés, à l'intérieur de l'hôtel.

L'attaque a débuté dans la matinée, se transformant en une longue prise d'otages, avant l'assaut donné par les forces spéciales maliennes pour libérer les 170 personnes retenues, après plus de sept heures de confrontation.

L'état d'urgence décrété au Mali

Un conseil des ministres exceptionnel présidé par le chef de l'État Ibrahim Boubacar a déclaré vendredi soir l'état d'urgence sur l'ensemble du territoire malien, à compter du 20 novembre à minuit et pour une durée de dix jours.

Le gouvernement a également institué un deuil national de trois jours à partir de lundi.

Un groupe terroriste africain, Al-Mourabitoune, affilié à Al-Qaïda, a revendiqué la prise d'otages.

Quelque 170 personnes - 140 clients et 30 employés - ont été prises en otages vers 7 h ce matin, heure de Bamako. Plusieurs étrangers chinois, français et au moins deux Québécois ont été séquestrés dans l'hôtel Radisson Blu de la capitale malienne. Les 12 membres d'un équipage d'Air France de même que cinq des sept membres d'un équipage turc ont notamment été libérés. Une délégation diplomatique algérienne et six Américains ont aussi recouvré la liberté.

Les forces d'élite ont donné l'assaut cinq heures après le début de la prise d'otages. « Nos forces spéciales ont libéré une trentaine d'otages et d'autres ont pu s'échapper tout seuls », a déclaré le ministre de la Sécurité, le colonel Salif Traoré, à l'AFP.

Le commando n'a émis aucune revendication, mais il a investi l'hôtel aux cris de « Allah Akbar » [« Dieu est grand » en arabe]. Un otage libéré a toutefois indiqué que les djihadistes échangeaient entre eux en anglais.

Les djihadistes auraient ouvert le feu avant d'entreprendre une prise d'otages.

Des otages, ceux qui étaient en mesure de réciter des versets coraniques, ont été relâchés par les preneurs d'otages, selon des services de sécurité.

Le commando a réussi à pénétrer à l'intérieur de la zone sécurisée dans laquelle se trouve l'hôtel grâce à un véhicule avec plaque d'immatriculation diplomatique.

Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a écourté une visite au Tchad pour regagner Bamako dans la foulée de la prise d'otages.

En 2012, des extrémistes islamiques ont pris le contrôle de certaines régions du nord du Mali, provoquant l'intervention de l'armée de la France l'année suivante. Les extrémistes ont alors été chassés des villes du nord du pays, bien que la région demeure instable.

Récemment, les djihadistes ont mené des attaques plus au sud. Bamako est située dans le sud, à une centaine de kilomètres de la frontière avec la Guinée.

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