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« Aucun autre candidat possible » pour diriger la Catalogne, dit Puigdemont

L'indépendantiste Carles Puigdemont persiste et signe : « Il n'y a aucun autre candidat possible, aucune autre combinaison arithmétique possible », a déclaré mardi le président destitué par Madrid.

Disposant de la majorité absolue des sièges au parlement régional, M. Puigdemont s’est montré intransigeant dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, où il appelle à l'unité des rangs dans son camp.

Plus tôt dans la journée, Roger Torrent, président du Parlement catalan, avait décidé de reporter la session d'investiture de Carles Puigdemont, mais il l'a défendu, assurant qu'il avait tous les droits d'être investi.

« La séance plénière d'aujourd'hui [...] est retardée » sans que l'on ne précise de date, a déclaré M. Torrent.

Cet ajournement a pour but de défendre la tenue d'un débat d'investiture avec « toutes les garanties » pour Carles Puigdemont, a expliqué le président du Parlement de Barcelone.

Roger Torrent a assuré qu’il allait reprendre la session d'investiture une fois que les autorités espagnoles auront promis qu’elles « n’interviendraient pas » dans l’élection de Carles Puigdemont.

Il a accusé la Cour constitutionnelle espagnole, qui a interdit une investiture de Puigdemont sans autorisation judiciaire, de « violer les droits de millions de Catalans ».

Selon lui, le seul candidat acceptable est l'ancien président Carles Puigdemont, réfugié depuis trois mois à Bruxelles.

Poursuite

Le gouvernement espagnol tente de bloquer l'élection de Puigdemont, et le Tribunal constitutionnel a estimé samedi que ce dernier, poursuivi pour sédition, rébellion et détournement de fonds, ne pourrait être investi que s'il rentre en Espagne et si un juge l'autorise à être physiquement présent au parlement de Barcelone.

Le Tribunal constitutionnel a précisé qu'il décidera s'il accepte ou non le recours du gouvernement de Madrid contre la candidature de Puigdemont seulement après avoir écouté les arguments des parties en présence.

À la suite des élections régionales du 21 décembre, les partis indépendantistes disposent de la majorité absolue en sièges au Parlement (70 sur 135).

Ils ont suggéré que Puigdemont assume ses fonctions depuis Bruxelles par liaison vidéo, une idée jugée ridicule par le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy.

Avertissement

M. Rajoy a averti le président du Parlement de Barcelone qu’il ferait face à la justice s’il ne respectait pas la décision de la Cour constitutionnelle espagnole.

« S'il ne respecte pas une résolution des tribunaux, le président du Parlement pourra sans aucun doute être tenu pour responsable », l’a-t-il prévenu.

Le président du gouvernement espagnol estime que la chose la « plus raisonnable » à faire pour Roger Torrent serait de proposer un « candidat propre » qui est disposé à obéir à la loi et à travailler en faveur du retour à la normalité en Catalogne.

M. Rajoy a déclaré lundi : « Un homme en fuite, un homme qui a prétendu liquider de manière unilatérale la souveraineté et l'unité nationale, ne peut être président de rien ».

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