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Badawi de retour à la Cour suprême d'Arabie saoudite?

La Cour suprême de l'Arabie saoudite va revoir la cause de Raif Badawi selon un haut fonctionnaire du pays qui a parlé à l'épouse du blogueur, Ensaf Haidar. Elle espère que sa peine pourra être réduite.

Un texte de Geneviève Proulx

Amnistie internationale n'est toutefois pas en mesure de confirmer cette information.

« Cette nouvelle n'est pas très claire, mais je continue de croire que c'est le début d'un processus qui verra à corriger la peine de Raif. Je le répète, j'espère toujours », a dit Mme Haidar. 

Le haut fonctionnaire du ministère de la Justice n'a pas donné plus de détails à la conjointe du blogueur concernant le retour en Cour suprême de la cause. « Je ne peux pas dire que c'est une bonne nouvelle, juste que j'espère. La flagellation peut reprendre n'importe quand, surtout lorsque la Cour confirmera le verdict. On ne sait pas sur quelles bases la Cour prend ses décisions », a-t-elle ajouté. 

Ce n'est pas la première fois que le plus haut tribunal de ce pays est saisi du dossier de Raif Badawi. En juin, malgré les pressions internationales, la Cour suprême d'Arabie saoudite avait maintenu la peine imposée au blogueur, dont la famille est réfugiée à Sherbrooke. En décembre 2014, le roi Abdallah, aujourd'hui décédé, avait finalement demandé à la Cour suprême de se pencher sur l'affaire.

Rencontre avec Gilles Duceppe

En après-midi, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, s'est arrêté à Sherbrooke où il a rencontré Ensaf Haidar. Ils ont discuté ensemble de la cause du blogueur saoudien. Pour M. Duceppe, le fait que le dossier pourrait être de nouveau entendu à la Cour suprême est le moment parfait pour « que le gouvernement intervienne afin qu'il soit libéré. [...] Tout est là pour que ça se règle. Il faut intensifier les pourparlers. Il est question de la justice la plus élémentaire. »

Mme Haidar s'est dite satisfaite de la rencontre avec le chef du Bloc québécois. Elle l'a remercié en lui remettant une copie du livre 1000 coups de fouet, un recueil d'écrits du blogueur. 

Badawi purge une peine de 10 ans de prison et il est condamné à recevoir 1000 coups de fouet pour des propos publiés sur son blogue, jugés blasphématoires par les autorités de l'Arabie saoudite. Le 19 juin dernier, il entamait sa troisième année d'emprisonnement

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