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Bain a admis être allé au Métropolis « pour que Marois ne puisse pas faire son discours »

Au procès de Richard Henry Bain, la Couronne a présenté mardi deux déclarations que l'accusé a diffusées sur sa page Facebook, en avril 2013, dans lesquelles il passe en partie aux aveux et exprime des regrets pour les gestes qu'il a posés.

Les deux extraits, présentés par le policier Christian Dumas, de la Sûreté du Québec, permettent d'entendre l'homme de 65 ans expliquer sa vision et les motivations politiques qui l'ont poussé à se rendre au Métropolis, le 4 septembre 2012, alors que le Parti québécois célébrait sa victoire électorale.

« Bonjour, mon nom est Richard Henry Bain. Je souhaite dire en toute franchise que je suis allé au Métropolis le 4 septembre 2012 », commence-t-il dans une déclaration audio enregistrée en prison le 13 avril 2013.

« Je ne suis pas allé pour faire mal à quiconque », ajoute encore l'accusé. « Mais nous savons tous que pour certaines personnes et leur famille, et même ma propre famille et mes amis, ça s'est terminé par une tragédie. Je le regrette profondément. »

Dans une autre déclaration enregistrée cinq jours plus tôt, M. Bain évoquait aussi l'idée de « faire le jeu des séparatistes ».

En défendant l'idée que Montréal se sépare du reste du Québec par un vote de 50 % + 1, dit-il, « les séparatistes comprendront leurs propres règles ».

« Êtes-vous un Neville Chamberlain ou un Winston Churchill? » lance-t-il à la fin de ce second extrait vidéo, en référence aux deux hommes politiques britanniques, l'un critiqué pour sa politique d'apaisement à l'égard de l'Allemagne nazie, le second célébré pour sa détermination à la combattre.

Dans les deux extraits, Richard Henry Bain professe sa foi chrétienne. « S'il vous plaît, ne soyez pas préoccupés par le procès que m'intente le gouvernement. Un jour, Jésus-Christ me libérera, par son jury », dit-il par exemple dans la seconde.

Richard Henry Bain fait face à six accusations, dont une de meurtre prémédité relativement à la mort de Denis Blanchette, et trois autres de tentative de meurtre. Les événements en question se sont produits à l'arrière du Métropolis, où des techniciens de scène étaient rassemblés.

Mme Marois prononçait alors son discours de victoire électorale.

La Couronne prévoit conclure sa preuve d'ici lundi prochain. Le procès fera ensuite relâche jusqu'au 18 juillet, date à laquelle la défense commencera à appeler ses propres témoins à la barre.

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