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Baleines échouées en N.-É. : leur forte cohésion sociale serait en cause

Bien que les images des 16 baleines-pilotes échouées en Nouvelle-Écosse surprennent, ce phénomène serait relativement fréquent chez cette espèce, selon les experts.

« Les globicéphales ont une structure sociale très, très serrée. Ces baleines ont une cohésion sociale incroyable. Peu importe la cause de l'échouement d'une d'entre elles, l'ensemble du groupe va rester solidaire et la suivre », explique Robert Michaud, du Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins (GREMM).

Il ajoute que c'est un phénomène fascinant qui intéresse les experts depuis longtemps. De nombreux autres cas d'échouage ont été répertoriés au cours des dernières années, entre autres en Floride et au Massachusetts en 2012 et en Nouvelle-Zélande en 2014.

Souvent, selon Robert Michaud, un plus grand nombre de baleines-pilotes s'échoue. « Ça peut aller jusqu'à une centaine », explique-t-il.

Les survivantes surveillées de près

Les citoyens continuent de surveiller la côte pour éviter que les baleines qui ont survécu reviennent s'échouer au même endroit. « Les globicéphales ont une cohésion sociale si importante que les survivantes pourraient revenir pour rejoindre les autres compagnons restés sur la plage. »

Mercredi matin, une douzaine de baleines-pilotes se trouvaient à environ 300 mètres de la côte de Bayfield, au Cap-Breton. Des employés de Pêches et Océans Canada les surveillent de près, mais assurent qu'il est normal à ce temps-ci de l'année de retrouver ce type de baleine près des côtes, car elles viennent s'y nourrir.

Huit baleines-pilotes mortes mardi

Le bilan s'alourdit à la suite de l'échouement des 16 baleines-pilotes mardi. Huit d'entre elles sont mortes, dont deux bébés.

Le groupe de baleines s'était retrouvé coincé sur la grève tôt mardi matin, lorsque la marée est descendue. Une vingtaine de citoyens ont travaillé pendant plusieurs heures afin d'aider les mammifères, ce qui leur a permis d'en sauver huit. Ils les ont d'abord retournées puisque leur évent, le trou situé sur leur tête qui leur permet de respirer, baignait dans l'eau.

Des experts ont pris des échantillons des carcasses mardi pour les analyser. Ces données donneront de nombreuses informations au sujet de la biologie de ces animaux. Des nécropsies pourraient aussi être faites pour déterminer la cause de la mort de ces baleines. Mais selon Robert Michaud, du GREMM, ces nécropsies ne s'imposent pas, puisque la mort des cétacés serait due à « une erreur de navigation ».

Pour voir l'entrevue avec Robert Michaud du GREMM :

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