Une minute de silence a été observée sur la place principale de Barcelone vendredi à midi, heure locale, pour rendre hommage aux 13 personnes qui ont été tuées jeudi quand une fourgonnette a foncé dans la foule sur la très touristique avenue La Rambla.

Le choc initial a fait place à la tristesse et au recueillement, pendant la nuit.

Une nuit tout de même agitée, puisque la police de la Catalogne a indiqué, quelques heures après l'attaque au véhicule-bélier, avoir abattu cinq suspects qui portaient de fausses ceintures d'explosifs et qui avaient eux aussi foncé sur des citoyens avec un véhicule, dans la station balnéaire de Cambrils, à un peu plus de 120 kilomètres au sud.

Une femme est morte et cinq civils ont été blessés, de même qu'un policier, ont indiqué les services d'urgence.

Les policiers ont dit avoir établi un lien entre les drames de Cambrils et de Barcelone. Il pourrait aussi y en avoir un avec l'explosion qui avait secoué mercredi la ville d'Alcanar, aussi en Catalogne, et tué une personne.

Le groupe armé État islamique (EI) a revendiqué la responsabilité de l'attaque de Barcelone, dans laquelle une fourgonnette a heurté des touristes et des résidents. Quatorze personnes ont été tuées et plus d'une centaine d'autres ont été blessées, dont plusieurs gravement. Le gouvernement catalan a indiqué que des citoyens de 24 pays faisaient partie des personnes tuées et blessées.

Mariano Rajoy, le président du gouvernement espagnol, a annoncé un deuil national de trois jours.

Réagissant sur Twitter, le palais royal a affirmé que les auteurs des attentats « sont des assassins, rien de plus que des criminels qui ne nous terroriseront pas. Toute l'Espagne est Barcelone ».

Traque et arrestations

Jeudi, rapidement après les faits, La Rambla a été fermée au public. Des policiers lourdement armés se sont lancés dans une chasse à l'homme et ont ordonné la fermeture des cafés et boutiques. Des stations de métro et de chemin de fer ont également été fermées pendant des heures et n'ont commencé à rouvrir que vers minuit.

Aux portes de la ville, des contrôles policiers ont provoqué d'importants embouteillages jusque tard dans la nuit.

La police a rapporté deux arrestations, mais Josep Lluis Trapero, un haut gradé de la police régionale catalane, a précisé que le conducteur de la fourgonnette courait toujours.

Celui-ci aurait cependant été identifié : il s'agirait de Moussa Oukabir, un jeune homme de 17 ans d'origine marocaine.

Retour à la normale

Vendredi avant-midi, la vie semblait reprendre sur La Rambla.

En entrevue sur les ondes de RDI, le correspondant spécial Henry de Laguérie a indiqué que l'endroit avait été rouvert à la circulation. « Petit à petit, on tentait de reprendre une vie normale », a-t-il déclaré.

Selon lui, la plupart des Barcelonais auraient préféré rester à la maison et attendre la minute de silence, à midi. « On est abasourdis, on est sous le choc, mais il y a aussi cette volonté d'aller de l'avant ».

« Il y a par ailleurs ce sentiment d'impuissance, puisque beaucoup de grandes villes d'Europe ont été frappées par des attentats. On savait que Barcelone pouvait être frappée, même si on n'est jamais préparés à vivre quelque chose comme cela. »

Toujours au dire du journaliste, on s'interroge sur l'absence de barrières physiques sur La Rambla pour empêcher un véhicule de foncer dans la foule, alors que des attaques similaires ont eu lieu ailleurs en Europe, notamment à Nice, l'an dernier.

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